La société liégeoise Diagenode, spécialisée dans la production de kit de diagnostic moléculaire, va être rachetée par le groupe américain Hologic pour 159 millions de dollars. Cette transaction, annoncée une semaine après le rachat de Delphi Genetics par Catalent, confirme le vif intérêt des grands groupes d'outre-Atlantique pour les pépites émergentes de la biotech wallonne.
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La société liégeoise Diagenode, spécialisée dans la production de kit de diagnostic moléculaire, va être rachetée par le groupe américain Hologic pour 159 millions de dollars. Cette transaction, annoncée une semaine après le rachat de Delphi Genetics par Catalent, confirme le vif intérêt des grands groupes d'outre-Atlantique pour les pépites émergentes de la biotech wallonne. Le cas présent est un peu particulier puisque les deux entreprises travaillaient déjà en partenariat depuis 2016. "Cela nous a permis de faire grandir nos propres capacités à Liège, rappelle dans un communiqué Didier Allaer, fondateur et CEO de Diagenode. Intégrer Hologic devrait permettre d'amener à leur plein potentiel des produits en développement et de continuer à alimenter les efforts de croissance dans le secteur du diagnostic." L'opération ne devrait pas entraîner de délocalisation des activités de Diagenode mais, au contraire, les intensifier pour en faire "le point nodal de la fabrication, de la recherche et de la distribution en Europe pour Hologic", un groupe qui pèse 4 milliards de dollars. Cela devrait, précise Didier Allaer à L'Echo, multiplier la recherche en Belgique par quatre et la production par 50. Actuellement, Diagenode - qui a participé à la mise au point des tests salivaires Covid-19 par l'ULiège - réalise un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros et emploie 130 personnes, dont 30 à l'étranger. Diagenode est notamment réputée pour son expertise dans l'épigénétique, domaine qui étudie l'évolution de l'activité des gènes, sans en modifier le séquençage. L'entreprise liégeoise travaille sur le développement de plusieurs kits de diagnostic, à partir de l'épigénétique. C'est notamment cette expertise qui a intéressé l'investisseur américain. Diagenode était détenue par son fondateur, des investisseurs familiaux, les fonds Epimède (Noshaq) et Capricorn Health-Tech, ainsi que la SRIW et son équivalent germanophone OBI.