" J'ai envie de porter une robe d'époque et de danser dans la salle de garde. " Voilà le genre de commentaires de visiteurs que le site du château de Gaasbeek relaie volontiers sur son site internet. En l'occurrence, cette citation n'est pas fausse, tant cet impressionnant ensemble médiéval,...

" J'ai envie de porter une robe d'époque et de danser dans la salle de garde. " Voilà le genre de commentaires de visiteurs que le site du château de Gaasbeek relaie volontiers sur son site internet. En l'occurrence, cette citation n'est pas fausse, tant cet impressionnant ensemble médiéval, forteresse modernisée au fil des siècles, à un quart d'heure de voiture de Bruxelles, recèle une ambiance unique qui se distingue des autres constructions anciennes devenues musées. Il faut toutefois un peu mériter le lieu puisqu'il n'est visitable, depuis le parking de délestage, qu'après une promenade obligatoire à pied ou vélo d'à peu près un kilomètre à travers un élégant bois. Endroit peu pratique, donc, pour les personnes handicapées, d'autant que les étages du château ne sont accessibles que par des escaliers escarpés. Il reste moins de trois mois pour visiter ce dédale incongru et mystérieux : Gaasbeek fermera ses portes le 30 août, avant un lifting en profondeur, rendant le château inaccessible jusqu'en 2023. Du mercredi au dimanche (dernière entrée à 16h40), ce qui fut la dernière demeure de la marquise Marie Arconati Visconti va exhiber les objets et autres curieux artefacts d'un intérieur vampirisé par le romantisme, avec un goût prononcé pour le décalage et le rêve. Un bel exemple ? La spectaculaire salle de bains qui n'aurait pas dépareillé un film de l'autre Visconti, le cinéaste...