L'histoire, quelquefois, se répète. S'estimant injustement évincé en 1993 d'une commande d'environ 300 bus lancée par la Société régionale wallonne du transport, le constructeur flamand Van Hool avait fini par obte...

L'histoire, quelquefois, se répète. S'estimant injustement évincé en 1993 d'une commande d'environ 300 bus lancée par la Société régionale wallonne du transport, le constructeur flamand Van Hool avait fini par obtenir réparation au terme d'une longue saga politico-linguistique. Cette fois, c'est De Lijn qui semble avoir oublié le fabricant de Koningshooikt. La société flamande de transports avait pensé commander 970 bus électriques puis a ramené ce montant à 200 tout en augmentant son niveau d'exigence. Le fournisseur doit ainsi pouvoir prouver avoir livré au cours des trois dernières années 150 bus entièrement électriques. Essentiellement tourné vers les véhicules hybrides ou à hydrogène durant cette période, Van Hool se trouve ainsi de facto écarté du marché. Interpellée à propos de cette mise à l'écart d'un constructeur local où plus d'un tiers des 3.200 employés sont toujours en chômage temporaire, Lydia Peeters, ministre flamande de la Mobilité, demande une réévaluation du dossier afin que tout constructeur de bus puisse participer à l'adjudication.