Serait-ce déjà cuit pour Cru, e concept haut de gamme du groupe Colruyt ? La nouvelle enseigne ne se développe en tout cas pas aussi vite que prévu. Depuis l'ouverture en 2014 d'un premier " marché couvert " à Overijse, en périphérie bruxelloise, deux autres magasins ont bien ouvert leurs portes à Gand et Anvers, et un quatrième e...

Serait-ce déjà cuit pour Cru, e concept haut de gamme du groupe Colruyt ? La nouvelle enseigne ne se développe en tout cas pas aussi vite que prévu. Depuis l'ouverture en 2014 d'un premier " marché couvert " à Overijse, en périphérie bruxelloise, deux autres magasins ont bien ouvert leurs portes à Gand et Anvers, et un quatrième est annoncé, à nouveau en périphérie de Bruxelles. Mais l'objectif de 15 à 20 points de vente semble encore bien loin. Et les résulats, clairement, ne sont pas bons. Lors de son dernier exercice, la chaîne affichait une perte nette de 8 millions d'euros, deux fois plus élevée que son chiffre d'affaires. " Les coûts sont très élevés pour un nombre de clients trop faible, lance un observateur. Non seulement ce concept ne s'adresse pas à n'importe qui en raison des prix élevés, mais les consommateurs n'y font pas leurs courses hebdomadaires. " Colruyt serait encore en train de se chercher, selon notre informateur. " Le groupe a lancé un restaurant pour augmenter la rotation des articles, il a renforcé le libre-service et réduit le personnel afin de maîtriser ses coûts. Il a fermé son magasin de Wijnegem pour ouvrir dans le centre d'Anvers où le nombre de clients est plus élevé mais le ticket moyen reste réduit. " Du côté de Colruyt, on reconnaît que les choses ne sont pas simples. " Nous devons d'abord rentabiliser certaines choses avant de regarder vers l'avenir, affirme Jo Spiegeleer, business unit manager de Cru. Je pense à l'équipement des magasins, à la logistique que nous avons entre-temps centralisée. Il s'agit là de coûts stratégiques qui ont creusé notre perte, mais c'est pour mieux nous développer. "