Eminemment sympathique, le Costa d'Amalfi s'appréhende au bas d'un escalier. Une enfilade de trois pièces sans folklore accueillent volontiers une clientèle d'eurocrates. Avec en toile de fond la Côte amalfitaine, le jovial Alessandro de Cesare et ses complices rejouent les recettes du passé d...

Eminemment sympathique, le Costa d'Amalfi s'appréhende au bas d'un escalier. Une enfilade de trois pièces sans folklore accueillent volontiers une clientèle d'eurocrates. Avec en toile de fond la Côte amalfitaine, le jovial Alessandro de Cesare et ses complices rejouent les recettes du passé dans l'esprit actuel. La fraîcheur des poissons et la précision des apprêts vont de pair avec un souci de présentation et de référence à la tradition. Attrayant sur le bord de l'assiette, le carpaccio de bar se pare de languettes de courgette, petites feuilles de basilic et mini rondelles de carotte. Le fond accueille un coulis de carotte. Autre style, voici le tartare de thon, coeur de burrata, émulsion de pomme verte et estragon. Des cubes de pomme croquent joyeusement avec le thon sous un chouïa de sauce carotte aigre-douce. Un tantinet rustique les " pâtes au poulpe comme dans le temps " signent un réjouissant ragoût de calamars sur des pâtes ( paccheri) al dente, bien sûr. Purée de pomme de terre, mini-courgette, épis de maïs grillé, crumble de pain et persil, mousse de betterave et sauce moutardée chaperonnent l'espadon soigneusement grillé tandis que du manzo podolico, décodez " filet de boeuf italien fumé aux herbes aromatiques ", arrive sous cloche et se déguste avec un jus d'huile de truffe. Vins de là-bas, lunch à 18 euros (trois services).