Pendant longtemps, Guy Bedos s'est collé à ce qui est devenu un classique français : la revue de presse. Le principe, simple, consiste à tirer des plans sur la comète à partir d'une information vraie, exagérer l'événement, l'amplifier, le soumettre...

Pendant longtemps, Guy Bedos s'est collé à ce qui est devenu un classique français : la revue de presse. Le principe, simple, consiste à tirer des plans sur la comète à partir d'une information vraie, exagérer l'événement, l'amplifier, le soumettre à la dérision et, évidemment, en rire avec le public. Christophe Alévêque, 55 ans, semble avoir dorénavant pris la succession de Bedos, octogénaire en semi-retraite. Peu à peu, ce fils d'un instituteur et d'une esthéticienne de Bourgogne a quitté le territoire du sketch pour explorer celui de la chronique, saisie à chaud selon l'actu du jour. Récemment vu sur la scène parisienne du Théâtre du Rond-Point, Christophe Alévêque impressionne par son bagout comme par sa gestuelle de pile électrique scénique. Disons aussi qu'il est plutôt bien servi par les tumultes de la France macroniste, entre gilets jaunes, scandales Carlos Ghosn et Alexandre Benalla, sans oublier la récente enquête sur l'âge supposé truqué de Jeanne Calment. A noter : comme lors de ses précédentes visites en Belgique, le Français adapte son sarcasme au territoire ; il n'épargnera donc pas les contradictions - généreuses - de notre charmant royaume.