A Gembloux, le Dynasty est l'un des restos chinois les plus cotés de Wallonie, affichant fièrement son 12/20 au Gault&Millau. Installée dans une villa cossue et doublée d'un hôtel et d'un espace zen, la table est d'ailleurs comble le samedi soir.
...

A Gembloux, le Dynasty est l'un des restos chinois les plus cotés de Wallonie, affichant fièrement son 12/20 au Gault&Millau. Installée dans une villa cossue et doublée d'un hôtel et d'un espace zen, la table est d'ailleurs comble le samedi soir. A la barre du restaurant, on retrouve Alex Wang, qui pratique une cuisine à l'image du cadre : chinois mais moderne. Pas question de jouer sur une décoration ethnique traditionnelle, avec un tas de dragons rugissants. De même, la carte évite les longueurs et l'accumulation de préparations de nouilles et autres riz sautés. Le jeune chef entend en effet dépoussiérer l'image que l'on peut encore parfois avoir de la cuisine chinoise - comme si, face à un pays grand comme un continent, la formule avait même un sens. Quitte à faire des détours un peu faciles du côté de la gastronomie japonaise. A la carte et dans les différents menus, on retrouve ainsi des gyozas (raviolis nippons, ceci dit d'origine chinoise). Tandis qu'en mise en bouche - on met en effet les formes chez Dynasty, avec également une carte des vins plus étendue que la moyenne - , on retrouve, à côté d'une bonne soupe de riz, un maki de tempura de crevettes. Maison, les dim sums vapeur (15 euros) sont pas mal, tout comme les scampis croustillants panés aux amandes (14 euros). Même si on préfère le MaPo Tofu (17 euros). Dommage que les petits pois soient totalement hors saison, car la sauce au poivre de Sichuan, elle, est bien parfumée. En plat, l'une des spécialités de la maison est le canard laqué " traditionnel " (55 euros), préparé entier et découpé en salle, sur lequel on mangera facilement à trois. On commence par goûter le croupion avec du sucre, comme à Pékin. Avant de déguster la viande classiquement, enrobée dans des crêpes vapeur, avec un peu de poireau, de concombre et de sauce hoisin. On regrette quand même ne pas avoir droit à une préparation supplémentaire (comme une soupe de canard par exemple) mais surtout que la viande soit rapidement froide et que la peau du volatile ne croustille pas. Si l'on apprécie l'effort fait par le chef sur la fraîcheur des produits et les préparations minute, on aurait quand même souhaité un peu plus d'audace. Et sur les classiques, plus d'authenticité, les saveurs semblant quand même très occidentalisées.