BYD est un géant privé chinois, deuxième plus grand vendeur de voitures électriques dans le monde l'an dernier, derrière Tesla. La marque (signifiant pompeusement Build Your Dreams...) vise le premium et débarque chez nous avec trois modèles électriques (qui sont actuellement exposés au Salon de Bruxelles), dont ce grand SUV à sept places, qui existe déjà depuis 2018 en Chine. A bord, c'est le grand luxe, avec une finition chic et un équipement riche: toit ouvrant panoramique, sièges en beau similicuir avec réglages électriques à l'avant, GPS intégré ou enc...

BYD est un géant privé chinois, deuxième plus grand vendeur de voitures électriques dans le monde l'an dernier, derrière Tesla. La marque (signifiant pompeusement Build Your Dreams...) vise le premium et débarque chez nous avec trois modèles électriques (qui sont actuellement exposés au Salon de Bruxelles), dont ce grand SUV à sept places, qui existe déjà depuis 2018 en Chine. A bord, c'est le grand luxe, avec une finition chic et un équipement riche: toit ouvrant panoramique, sièges en beau similicuir avec réglages électriques à l'avant, GPS intégré ou encore régulateur de vitesse actif (mais sans suivi automatique des bandes de circulation). Originalité: l'écran central de 12,8 pouces peut passer électriquement du mode horizontal au mode tablette verticale. Mais le système multimédia est peu ergonomique et ne peut être programmé qu'en anglais (ou en chinois...) tandis que les connexions Android Auto et Apple CarPlay ne seront disponibles qu'ultérieurement, sans que l'on sache précisément quand. Rien à redire par contre concernant l'habitabilité arrière: la banquette de deuxième rangée coulisse et deux adultes peuvent s'installer confortablement au troisième rang, bien que l'accès y soit assez acrobatique. Le coffre arrière est spacieux, mais il n'y a pas de coffre à l'avant. Les deux moteurs envoient plus de 500 ch dans les quatre roues et le châssis suit bien le rythme. Un bon point aussi pour le confort général, malgré les énormes jantes de 22 pouces. A notre surprise, les qualités routières n'ont pas grand-chose à envier à celles des références européennes du segment. Le rapport prix/prestations/équipement est également plus concurrentiel, mais le tarif nous semble trop élevé dans l'absolu: qui osera dépenser plus de 70.000 euros pour un véhicule chinois à la valeur de revente incertaine et souffrant de plusieurs tares (multimédia dépassé, autonomie de moins de 350 kilomètres en pratique, recharge AC monophasée)?