Les aéroports ne sont pas égaux face à l'épidémie. Celui de Charleroi est fermé depuis ce 24 mars, jusqu'au 5 avril, les vols passagers qu'il accueille ayant tous été suspendus. Mais celui de Liège reste ouvert. Plus que jamais. C'est la conséquence de la spécialisation des deux aéroports : le trafic...

Les aéroports ne sont pas égaux face à l'épidémie. Celui de Charleroi est fermé depuis ce 24 mars, jusqu'au 5 avril, les vols passagers qu'il accueille ayant tous été suspendus. Mais celui de Liège reste ouvert. Plus que jamais. C'est la conséquence de la spécialisation des deux aéroports : le trafic fret, spécialité de Liège, se poursuit ; celui des passagers, l'affaire de Charleroi, est quasiment à l'arrêt. " Sur le mois de février et sur le début du mois de mars, malgré la crise, le trafic semble stable ", indique Christian Delcourt, porte-parole de Liege Airport. Brussels Airport, lui, ne fermera pas. Lundi 23 mars, il ne prévoyait que les seuls rapatriements, soit 9% du trafic passager habituel. Le trafic continuera à fondre dans les jours qui viennent. Mais si l'aéroport reste en service minimum côté passagers, il tourne à plein régime côté cargo, dans la zone Brucargo, chaussée de Haecht. L'une des raisons de cette situation est que les avions passagers, dont les vols ont été quasiment tous suspendus, transportent du fret en soute (un tiers du fret passant à Brussels Airport). Ce trafic est orienté vers des vols 100% cargo qui continuent à voler. Certaines compagnies, comme Lufthansa, veulent convertir des avions passagers, maintenant à l'arrêt, au fret. Le personnel de l'aéroport de Charleroi est en chômage technique quasi à 100%, celui de Brussels Airport à 70%, tandis que le chômage n'est pas de mise à Liege Airport, mais l'absentéisme généré par la pandémie s'y développe.