Enfin ! Il manquait à Bruxelles une cantine asiatique moderne et un peu freestyle comme on en trouve dans de nombreuses grandes villes du monde. L'un des jeunes patrons du nouveau Old Boy à Ixelles, John Prigogine, ne cache d'ailleurs pas ses influences : Pok Pok à Portland (Oregon) ou Night + Market à Los Angeles, deux restaurants thaïs parmi les plus influents aux Etats-Unis. Lesquels ont réussi, tout en restant fidèles à la tradition asiatique, à lui donner un coup de jeune.
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Enfin ! Il manquait à Bruxelles une cantine asiatique moderne et un peu freestyle comme on en trouve dans de nombreuses grandes villes du monde. L'un des jeunes patrons du nouveau Old Boy à Ixelles, John Prigogine, ne cache d'ailleurs pas ses influences : Pok Pok à Portland (Oregon) ou Night + Market à Los Angeles, deux restaurants thaïs parmi les plus influents aux Etats-Unis. Lesquels ont réussi, tout en restant fidèles à la tradition asiatique, à lui donner un coup de jeune. Contrairement au Aroy Aroy à Gand, Old Boy n'a pas choisi de se focaliser sur les spécialités thaïes mais joue au contraire sur une cuisine asiatique aux influences variées, à travers une carte courte mais bien pensée par Yoth Ondara, le chef du Crab Club à la Porte de Hal. Autant de petites assiettes à partager autour du grand bar dans une ambiance plutôt bruyante (sur fond de rap) mais enjouée. Pas besoin de se casser la tête pour faire son choix. Ici, tout est frais et tout est bon, cuisiné minute en face des clients. Le classique bao au porc braisé (6 euros) est nickel, avec un pain vapeur à la texture parfaite et un bon assaisonnement. Plus relevée, la farce des wraps de feuilles de laitue à la thaïe (6 euros) mixe poulet haché sauté, pâte de piment, citronnelle et feuilles de combava. Depuis l'ouverture il y a quelques semaines, ce sont les black wontons (6 euros) qui ont les faveurs des foodies, qui se sont rués sur Old Boy. Certes, ces raviolis frits au boudin noir sont savoureux mais assez basiques. On leur préfère les petits morceaux de poulet rôti kai yang (12 euros), à tremper dans deux sauces. Ou l'excellent ceviche thaï (12 euros) -- de la daurade ce soir-là --, là encore parfaitement assaisonné et bien pimenté, avec une sauce au tamarin, jus de citron vert, piment, échalote et coriandre. Bref, pas besoin de faire la fine bouche avec Old Boy, où même les cocktails sont bien fichus -- notamment le tong po (10 euros), qui allie Bonanto, vermouth et saké dans un long drink pas trop sucré. Tandis que la carte des vins, très auteurs et plutôt axée nature, donne sacrément envie. La cuvée " Bois sans soif " 2017 du Domaine des Vins contés en Touraine (35 euros) offre, par exemple, un mariage parfait avec cette cuisine asiatique pleine de peps et dans l'air du temps.