Mappa mundi - Contemporary cartographies est une expo que l'on peut qualifier de " boghossianesque " parce qu'elle traite des frontières, déclinées sur les plans géographiques mais aussi politiques, poétiques ou utopiques. Ce thème, cher à la fondation bruxelloise, est ic...

Mappa mundi - Contemporary cartographies est une expo que l'on peut qualifier de " boghossianesque " parce qu'elle traite des frontières, déclinées sur les plans géographiques mais aussi politiques, poétiques ou utopiques. Ce thème, cher à la fondation bruxelloise, est ici exploré via la carte du monde, travaillée par une trentaine d'artistes allant de ce vieux plaisantin de Marcel Broodthaers au plus actuel allemand Andreas Gursky. Quoi de mieux que de décliner la planète Terre en motifs irrévérencieux, drôles ou simplement hors de toute réalité objective ? La sculpture de verre de la Libanaise Mona Hatoum - trônant au plafond de la salle d'entrée - nous introduit vers la salle en bord de piscine où l'on ne peut manquer le volumineux cube facétieux de l'Indonésien Rudi Mantofani, comme si la géométrie taquinait volontairement l'imaginaire. L'imaginaire : un ingrédient justement abondamment présent au premier étage de l'expo où le commissaire Alfred Pacquement a proposé au Gantois Wim Delvoye de redécorer toute une pièce de son atlas loufoque, totalement inventé. La carte géographique y sort de son habituel monde de papier pour des aventures où bois, métal, vidéo, tapis, peinture, photo ou puzzle, garantissent des voyages multiples, avec fun et sans virus.