Le débat n'est pas nouveau, mais il semblerait que cette fois, la dernière proposition de loi soit sur la bonne voie. Introduit il y a 15 ans déjà dans le monde du cinéma, le système du tax shelter a démontré toute son efficacité comme " dopant " de l'industrie audiovisuelle en Belgique. L...

Le débat n'est pas nouveau, mais il semblerait que cette fois, la dernière proposition de loi soit sur la bonne voie. Introduit il y a 15 ans déjà dans le monde du cinéma, le système du tax shelter a démontré toute son efficacité comme " dopant " de l'industrie audiovisuelle en Belgique. Le succès de cet incitant fiscal est tel qu'il a d'ailleurs a été étendu par le gouvernement de Charles Michel à l'univers du théâtre, de la danse et de l'opéra il y a deux ans à peine. D'où l'idée d'élargir encore son spectre d'activités et de le déployer à présent dans l'industrie du jeu vidéo. Telle est la proposition de loi qu'ont déposée ensemble trois parlementaires flamands de l'Open Vld le 4 mai dernier à la Chambre. Si leur démarche est originale, elle n'en est pas pour le moins inédite puisque d'autres députés du CD&V, d'une part, et des partis Groen et Ecolo, d'autre part, avaient eux aussi, il y a 10 ans déjà, déposé la même proposition de loi qui était pourtant restée lettre morte. Mais nul doute que le succès récent du tax shelter étendu aux arts de la scène avec 48 millions d'euros levés en 2017 - contre 150 millions investis chaque année, en moyenne, dans la production audiovisuelle - servira de déclic à la mise en place " d'un moteur financier nécessaire pour percer sur un marché mondial qui brasse des milliards ", rappellent les auteurs de la proposition de loi qui seront certainement soutenus par la majorité gouvernementale.