Un rapport parlementaire français évoque les avantages d'une cryptomonnaie d'Etat. Rédigé par le député macroniste (et crypto-enthousiaste) Pierre Person, ce document de 140 pages établit une série de recommandations relatives aux monnaies virtuelles. Si le rapport ne promeut pas à court terme l'adoption d'une cryptomonnaie ét...

Un rapport parlementaire français évoque les avantages d'une cryptomonnaie d'Etat. Rédigé par le député macroniste (et crypto-enthousiaste) Pierre Person, ce document de 140 pages établit une série de recommandations relatives aux monnaies virtuelles. Si le rapport ne promeut pas à court terme l'adoption d'une cryptomonnaie étatique, il dresse un portrait flatteur de cette nouvelle forme de devise, envisagée par des pays comme l'Estonie, la Suède, le Venezuela ou le Japon. " La crise économique de 2008 (...) marque l'avènement de la défaillance de notre système monétaire actuel ", peut-on lire dans le rapport, qui rappelle ensuite que le bitcoin, un système d'échanges fonctionnant de manière décentralisée, est apparu en réaction à la crise, avec une nouvelle promesse technologique. " Imaginons un instant que le système financier mondial fût alors fondé sur une technologie qui permettait de tracer les échanges et d'éviter les dépenses doubles ", écrit le député Person, évoquant la technologie réputée infalsifiable de la blockchain, sur laquelle se base le bitcoin. Une cryptomonnaie étatique dont le taux serait lié à celui de la monnaie classique pourrait " remplacer le cash ", pointe le rapport. Elle pourrait également servir à financer les start-up innovantes, via les ICO, les levées de fonds en monnaie virtuelle. Plus troublant : une telle monnaie virtuelle pourrait devenir, selon le député français, " une source utile de données en temps réel pour les décideurs ". On s'éloigne de l'idée d'une monnaie décentralisée, sans intermédiaire, détenue par ses utilisateurs, telle que prônée par les défenseurs du bitcoin.