"Stop de waanzin!" Le slogan est indéniablement porteur, même si le moment peut-être mal choisi. Dans les semaines à venir, 2.000 panneaux stigmatiseront la "folie" (waanzin) que constitue l'accord sur l'azote que vi...

"Stop de waanzin!" Le slogan est indéniablement porteur, même si le moment peut-être mal choisi. Dans les semaines à venir, 2.000 panneaux stigmatiseront la "folie" (waanzin) que constitue l'accord sur l'azote que vient de signer le gouvernement flamand. Ce dernier prévoit entre autres la fermeture d'ici 2025 d'une soixantaine d'élevages intensifs considérés comme les plus polluants. Une rupture de contrat, s'insurgent les agriculteurs concernés dans la mesure où les permis d'exploitation qu'ils détiennent - et pour lesquels ils ont souvent investi - courent au-delà de cette date. Ils y voient également une remise en cause du modèle économique pratiqué. Ce dernier est en effet basé sur une occupation maximale de la surface au sol et toute diminution ne peut qu'en altérer la rentabilité. Côté officiel, bien sûr, on voit les choses autrement. "Il ne s'agit que de quelques entreprises parmi des milliers. Leurs exploitants savaient qu'elles avaient reçu une carte rouge et que, tôt ou tard, le couperet allait tomber", a tenu à rappeler le ministre-président Jan Jambon.