C'est l'hebdomadaire Knack qui a déterré la hache de guerre en révélant que le cabinet de la ministre vice-présidente Liesbeth Homans avait mis " de manière peu orthodoxe " son veto à l'octroi d'un prêt de 150.000 euros par Trividend,...

C'est l'hebdomadaire Knack qui a déterré la hache de guerre en révélant que le cabinet de la ministre vice-présidente Liesbeth Homans avait mis " de manière peu orthodoxe " son veto à l'octroi d'un prêt de 150.000 euros par Trividend, une institution mixte dans laquelle les pouvoirs publics flamands détiennent 40 %. Pour le cabinet de la ministre, le site d'information Apache n'est pas une institution sociale, point barre. Karl Van den Broek, rédacteur en chef, voit plutôt dans ce veto la tentative de museler un site de journalisme un peu trop critique qui avait déjà eu maille à partir, l'an dernier, avec un ancien chef de cabinet de Bart De Wever et s'était même retrouvé assigné par ce dernier (la justice n'a pas encore tranché). Pour Karl Van Den Broek, un ancien du Morgen et du Knack, l'argumentation de la ministre ne tient pas la route. Apache.be ne relève effectivement pas de l'économie sociale, selon lui. Mais quelle importance dans la mesure où Trividend a également pour objet social le soutien à l'économie coopérative, catégorie dont relève Apache.be, et a d'ailleurs déjà soutenu nombre de sociétés relevant de cette catégorie ? Guillaume Capron