Jusqu'au 15 avril à la Bourse, vous proposez une exposition sur la ville ravagée par l'éruption du Vésuve en 79 après J.-C., pourquoi ce choix ?
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Jusqu'au 15 avril à la Bourse, vous proposez une exposition sur la ville ravagée par l'éruption du Vésuve en 79 après J.-C., pourquoi ce choix ? Nous avons une très forte volonté de collaboration et de création avec le Musée de l'Europe à Bruxelles et la civilisation romaine rentre dans ce cadre. Avec notre partenaire italien Civita, nous sommes repartis de l'éruption précédent celle qui fut fatale à la ville 17 ans auparavant et qui l'avait déjà en partie détruite. L'expo est donc un regard sur une reconstruction interrompue ? Oui, on montre les artisans au travail, les architectes, les ingénieurs, et en même temps, l'environnement de la ville, donc aussi l'utilisation de la nature, autre point majeur. Nos expos sont " de civilisation ", cela veut dire que les objets présentés sont forcément contextualisés - comme certaines machines inventées par les Romains qui reflètent leur ingéniosité. La présence humaine est représentée via les moulages de corps de victimes. Est-il possible de reconstituer la magie de Pompéi ? On n'a pas reconstitué la ville mais on l'évoque, notamment dans des visions à 360 ° et un audioguide qui insiste sur l'histoire totalement plausible d'une famille vivant la catastrophe. Et puis, il y a également l'évocation de Pline l'Ancien, militaire et naturaliste, connu pour les 37 volumes de "L'Histoire naturelle". L'expo devrait voyager, comme nos autres productions : nous avons déjà des contacts avec des musées américains mais également avec la Chine, friande des histoires d'empereurs. C'est un modèle particulier de diffusion de la culture.