A Bozar, vous présentez le travail de cet architecte et sculpteur belge (1913-2004), dont les oeuvres monumentales, notamment le long des routes, sont davantage connues que son nom...
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A Bozar, vous présentez le travail de cet architecte et sculpteur belge (1913-2004), dont les oeuvres monumentales, notamment le long des routes, sont davantage connues que son nom... Oui, sans doute. L'idée est partie d'un travail effectué sur l'architecte brutaliste belge Juliaan Lampens (1926-2019) qui m'a donné envie d'entamer des recherches sur les liens entre architecture et sculpture. C'est là que j'ai croisé les oeuvres de Moeschal, qui s'était intéressé au mouvement de l'International Sculpture Symposium, qui voulait mettre des sculptures monumentales le long des routes. Comment Moeschal travaillait-il? Sa formation est l'architecture ; il a donc également créé des maisons. Cela l'a amené à dessiner, à concevoir des plans et des maquettes, avant de réaliser l'oeuvre sculptée. Il a utilisé l'acier mais davantage le béton comme pour Le signal d'Hensies, à la frontière belgo-française, deux énormes pylônes symbolisant l'amitié entre les deux pays. Tout cela est documenté dans l'expo à Bozar. Etonnamment, il a longtemps été davantage connu à l'étranger que chez nous... Oui, dès les années 1960, il a travaillé sur des sculptures en Israël, à Vienne ou lors des Jeux olympiques de Mexico. Moeschal voulaient montrer une forme d'art qui incarne également l'idée de progrès, mais sans que le public ne doive forcément aller au musée...