Vous organisez " Mixity sings Brel " à la Fête de l'Iris. Pourquoi ce concert hommage à Brel ?

D'abord parce que Jacques Brel est bruxellois et que dans les plans d'action de la Région, il semblait presque incontournable de célébrer le 40e anniversaire de sa disparition. Et puis, il s'agit d'un personnage universel, chanté dans de nombreuses langues et cultures, qu'on peut diversement adapter. Il correspond à l'esprit de Mixity qui a célébré la diversité en 2017 et qui connaît une prolongation jusqu'à la fin de cette année.

Comment avez-vous choisi les interprètes ?

Je suis adepte d'un choix sans frontières. Cela impliquait donc des valeurs sûres comme Jean-Louis Daulne, auteur d'une belle version de " Vesoul", José Van Dam s'étant essayé avec succès à " L'homme de la Mancha" ou encore Maurane qui revient avec un album autour de Brel. Le principe de Mixity, c'est aussi d'évoquer les 183 nationalités de Bruxelles, donc on aura BJ Scott qui se lancera dans une version anglaise d'" Amsterdam", et puis des interprètes issus de Refugees Got Talent.

Pas de rap ?

Si, mais il fallait trouver quelqu'un qui s'intéresse à Brel en respectant l'oeuvre. Et c'est le Belgo-Congolais Eddy Ape, un jeune qui monte, qui s'essayera à une interprétation urbaine d'" Au suivant". Egalement au rayon des versions inhabituelles : deux titres repris a capella par le groupe Karavan, et quelques duos, comme ceux de Maurane et Marie Daulne, de Zap Mama, ou BJ Scott partageant une chanson avec Typh Barrow.

Le dimanche 6 mai sur la place des Palais à Bruxelles à 18h30, gratuit, www.fetedeliris.brussels/mixity-sings-brel