Les vélos électriques belges de la start-up Cowboy passent à la vitesse supérieure. La jeune entreprise bruxelloise qui commercialise ses bicyclettes électriques et connectées depuis avril, annonce avoir levé pas moins de 10 millions d'euros pour assurer son développement. Et pas auprès de n'importe quels investisseurs : c'est le fonds Tiger Global (qui vient par ailleurs d'annoncer une augmentation de capital de 3,75 milliards de dollars) qui a mené le tour dans lequel on retrouve également les investisse...

Les vélos électriques belges de la start-up Cowboy passent à la vitesse supérieure. La jeune entreprise bruxelloise qui commercialise ses bicyclettes électriques et connectées depuis avril, annonce avoir levé pas moins de 10 millions d'euros pour assurer son développement. Et pas auprès de n'importe quels investisseurs : c'est le fonds Tiger Global (qui vient par ailleurs d'annoncer une augmentation de capital de 3,75 milliards de dollars) qui a mené le tour dans lequel on retrouve également les investisseurs qui avaient injecté 2,4 millions d'euros fin 2017 (Kima Ventures, le fonds de l'homme d'affaires français Xavier Niel, Index Ventures, le Hardware Club, etc.). On trouve aussi dans ce nouveau tour quelques noms de business angels de renom, comme Thibaud Elzière, d'eFounders, et Oscar Salazar, cofondateur et premier CTO de... Uber ! La présence de Tiger Global au capital de la start-up n'a rien d'anodin : ce fonds américain a tendance à investir dans de très gros acteurs. Il est entré récemment dans le moyen de payement Stripe (lors du tour à 245 millions de dollars), dans la marque américaine de chaussures branchées Allbirds, dans Postmates (lors du tour à 300 millions) ou dans la plateforme de cryptomonnaie Coinbase (investissement de 500 millions de dollars). Cet apport d'argent au capital de Cowboy doit servir, non seulement à continuer à travailler ses produits (R&D), mais aussi à accélérer très rapidement la croissance de la start-up. Après avoir vendu un peu plus de 1.000 vélos sur le marché belge en quelques mois (soit un chiffre d'affaires depuis mai qui, d'après nos estimations, approche des 2 millions d'euros), Cowboy entend proposer ses vélos dans quatre nouveaux marchés dès 2019 : l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas. Cela implique le recrutement de 40 à 50 personnes dans les prochains mois, qui s'ajouteront aux 25 travailleurs déjà au service de Cowboy. Pour se lancer si rapidement sur de nouveaux marchés, la jeune pousse peut s'appuyer sur l'expérience acquise par ses fondateurs qui ont opéré cette même montée en puissance à l'international avec leur start-up de livraison de repas Take Eat Easy. Jusqu'ici, Cowboy a fait produire entre 1.500 et 2.000 vélos et compte très largement augmenter la cadence l'année prochaine : au minimum cinq fois plus. L'enjeu sera naturellement d'assurer le rythme de production, mais aussi de parvenir à imposer une nouvelle marque sur les marchés étrangers.