Distanciation sociale oblige en ces temps de pandémie, les autorités belges ont érigé le télétravail en norme au sein des entreprises, quelle que soit leur taille. Si ces mesures font trembler sur leurs bases des directions jusqu'ici réfractaires à la formule du home working, il faut savoir que tous les travailleurs n'y sont pas forcément réceptifs non plus.

Car le télétravailleur-type est plutôt jeune (25-34 ans), sans distinction de genre, bruxellois, avec un net penchant pour les moments de pause à l'extérieur mais aussi un besoin d'interagir avec son conjoint, sa famille ou ses amis. Il s'agit d'une personne exigeante mais créative, fiable mais fonceuse...

Ce portrait-robot est l'une des leçons tirées de l'étude que dévoile ce mercredi la start-up namuroise Wynta Agency, spécialisée dans l'aide à la prise de décision pilotée par la donnée. Grâce à son partenaire fournisseur de données sociales Soprism, cette jeune agence de conseil stratégique a passé au crible 63.000 profils sur Facebook et Instagram qui ont exprimé un intérêt pour le télétravail et les a ensuite comparés à l'ensemble des 7,3 millions de comptes belges. Le tout analysé au travers d'une centaine de critères.

"Contrairement aux traditionnelles enquêtes d'opinions qui se basent sur les déclarations des participants, avec les limites que cela comporte, nous décryptons directement les données de comportement de personnes-cibles", explique Grégory Piet, l'un des deux cofondateurs de Wynta. "Cela présente le double avantage de coûter moins qu'un sondage classique, tout en offrant nettement plus de données puisque nous pouvons explorer plus de 6000 critères socio-démo-géographiques, comportementaux ou encore psychographiques (liés à la personnalité)".

Univers sur mesure

Une fois ces comportements et personnalités décortiqués, Wynta assure pouvoir traduire toutes ces informations en véritables aubaines, tant sur le plan RH, à destination des managers, que commercial, pour des marques et marketeurs. La start-up a ainsi élaboré un "indice d'opportunités" afin de hiérarchiser les actions favorables à mener.

"Les 45 ans et plus étant visiblement moins sensibles au télétravail, il faudra veiller à installer des process d'accompagnement dans la gestion des tâches ou des plannings. Surtout qu'il ressort de la data que si le télétravailleur-type est très fiable, il n'est pas le mieux organisé", souligne le cofondateur.

Il y a aussi lieu de balayer les clichés, le travailleur à domicile n'étant pas un solitaire. Au contraire, il ressort de ses centres d'intérêts analysées sur les réseaux qu'il ou elle apprécie les interactions, les moments de détente entrecoupant les tâches et autres fameuses pauses cafés.

"Pourquoi ne pas organiser un e-café? Le rendez-vous de la machine à café ne doit pas disparaître, même pour un télétravailleur confiné", sourit Grégory Piet. "L'objectif est de proposer un environnement adapté en fonction des profils, un univers professionnel sur mesure pour encourager la motivation des troupes à distance".

Cette approche managériale découlant de l'analyse psychographique, discipline encore rare sous nos latitudes, apparaît tout à fait transposable à la sphère marketing.

"Les habitudes du télétravail modifient les comportements des consommateurs dès à présent, avec des effets à moyen et long terme", affirme-t-on chez Wynta.

Sachant que le télétravailleur-type recentre ses priorités (famille, amis) et réalloue son temps, qu'il est sensible aux marques, notamment dans l'alimentaire, connecté (Instagram, Facebook et Youtube en premiers) et adepte de l'e-commerce, les marques auront par exemple tout intérêt à lui faire gagner du temps, avec un service ou un produit facilement accessibles en ligne.

Distanciation sociale oblige en ces temps de pandémie, les autorités belges ont érigé le télétravail en norme au sein des entreprises, quelle que soit leur taille. Si ces mesures font trembler sur leurs bases des directions jusqu'ici réfractaires à la formule du home working, il faut savoir que tous les travailleurs n'y sont pas forcément réceptifs non plus.Car le télétravailleur-type est plutôt jeune (25-34 ans), sans distinction de genre, bruxellois, avec un net penchant pour les moments de pause à l'extérieur mais aussi un besoin d'interagir avec son conjoint, sa famille ou ses amis. Il s'agit d'une personne exigeante mais créative, fiable mais fonceuse...Ce portrait-robot est l'une des leçons tirées de l'étude que dévoile ce mercredi la start-up namuroise Wynta Agency, spécialisée dans l'aide à la prise de décision pilotée par la donnée. Grâce à son partenaire fournisseur de données sociales Soprism, cette jeune agence de conseil stratégique a passé au crible 63.000 profils sur Facebook et Instagram qui ont exprimé un intérêt pour le télétravail et les a ensuite comparés à l'ensemble des 7,3 millions de comptes belges. Le tout analysé au travers d'une centaine de critères."Contrairement aux traditionnelles enquêtes d'opinions qui se basent sur les déclarations des participants, avec les limites que cela comporte, nous décryptons directement les données de comportement de personnes-cibles", explique Grégory Piet, l'un des deux cofondateurs de Wynta. "Cela présente le double avantage de coûter moins qu'un sondage classique, tout en offrant nettement plus de données puisque nous pouvons explorer plus de 6000 critères socio-démo-géographiques, comportementaux ou encore psychographiques (liés à la personnalité)".Univers sur mesureUne fois ces comportements et personnalités décortiqués, Wynta assure pouvoir traduire toutes ces informations en véritables aubaines, tant sur le plan RH, à destination des managers, que commercial, pour des marques et marketeurs. La start-up a ainsi élaboré un "indice d'opportunités" afin de hiérarchiser les actions favorables à mener."Les 45 ans et plus étant visiblement moins sensibles au télétravail, il faudra veiller à installer des process d'accompagnement dans la gestion des tâches ou des plannings. Surtout qu'il ressort de la data que si le télétravailleur-type est très fiable, il n'est pas le mieux organisé", souligne le cofondateur.Il y a aussi lieu de balayer les clichés, le travailleur à domicile n'étant pas un solitaire. Au contraire, il ressort de ses centres d'intérêts analysées sur les réseaux qu'il ou elle apprécie les interactions, les moments de détente entrecoupant les tâches et autres fameuses pauses cafés. "Pourquoi ne pas organiser un e-café? Le rendez-vous de la machine à café ne doit pas disparaître, même pour un télétravailleur confiné", sourit Grégory Piet. "L'objectif est de proposer un environnement adapté en fonction des profils, un univers professionnel sur mesure pour encourager la motivation des troupes à distance".Cette approche managériale découlant de l'analyse psychographique, discipline encore rare sous nos latitudes, apparaît tout à fait transposable à la sphère marketing. "Les habitudes du télétravail modifient les comportements des consommateurs dès à présent, avec des effets à moyen et long terme", affirme-t-on chez Wynta.Sachant que le télétravailleur-type recentre ses priorités (famille, amis) et réalloue son temps, qu'il est sensible aux marques, notamment dans l'alimentaire, connecté (Instagram, Facebook et Youtube en premiers) et adepte de l'e-commerce, les marques auront par exemple tout intérêt à lui faire gagner du temps, avec un service ou un produit facilement accessibles en ligne.