Le bureau gantois De Juristen accueille dans son équipe un conseiller d'un nouveau genre, baptisé Lee & Ally. Ce robot-juriste, disponible dans un premier temps en version bêta, est capable de répondre à une centaine de questions. Il couvre des secteurs du droit comme le droit social, le droit des sociétés ou la propriété intellectuelle. Ce chatbot est configuré pour conseiller les indépendants et les start-up dans leurs démarches les plus classiques. Lee & Ally donne des avis juridiques généraux concernant les démarches po...

Le bureau gantois De Juristen accueille dans son équipe un conseiller d'un nouveau genre, baptisé Lee & Ally. Ce robot-juriste, disponible dans un premier temps en version bêta, est capable de répondre à une centaine de questions. Il couvre des secteurs du droit comme le droit social, le droit des sociétés ou la propriété intellectuelle. Ce chatbot est configuré pour conseiller les indépendants et les start-up dans leurs démarches les plus classiques. Lee & Ally donne des avis juridiques généraux concernant les démarches pour constituer sa société, la meilleure manière de protéger son produit ou sa marque, ou encore les règles à respecter pour engager un employé. Le robot peut aussi fournir des documents juridiques au client. Si le chatbot n'est pas capable de répondre à la question posée ou si le client souhaite obtenir des renseignements complémentaires, un support " humain " est évidemment prévu. Gratuit pendant le premier mois, le service sera ensuite facturé 35 euros mensuellement. Lorsque la version finale sera disponible, début 2018, le tarif passera à 99 euros par mois. Actuellement disponible uniquement sur le marché flamand, le robot prendra à ce moment-là son envol dans la partie francophone du pays et à l'international (Grande-Bretagne, Pays-Bas). " Nous ne serons pas les seuls à l'avenir à avoir un chatbot juridique. Mais, aujourd'hui, nous sommes les premiers à le faire ", se réjouit Matthias Dobbelaere, managing partner de The Jurists Europe, qui a essaimé à Gand, Paris, Londres et Amsterdam. Pour développer cette solution technologique intégrant des composantes d'intelligence artificielle, le bureau de conseil juridique a bénéficié d'une levée de fonds d'un million d'euros auprès du groupe informatique Cronos. Focalisé dans un premier temps sur le marché des start-up et des indépendants, le chatbot Lee & Ally pourrait à terme fournir des avis juridiques aux particuliers. Il pourrait alors être commercialisé via une application mobile, que l'on pourrait solliciter en cas de problème (divorce, infraction de roulage, etc.). Le lancement de Lee & Ally participe à un mouvement enclenché dans le secteur du droit : celui de l'automatisation d'une série de tâches, sous l'impulsion de logiciels comme Ross (IBM) ou de nouvelles initiatives lancées par des start-up du droit (les legaltechs). Matthias Dobbelaere en est persuadé : le marché juridique est en passe d'être bouleversé par la technologie. " Un chatbot sera capable, à terme, de remplacer des avocats, assure le juriste. Les lois, la jurisprudence, tout ce qui concerne le droit est écrit. Or, tout ce qui est écrit peut être automatisé. "