Pas du tout : l'euro est en pleine forme et il est à son plus haut depuis deux ans et demi face au dollar. A croire que, plus les mauvaises nouvelles s'accumulent sur la zone euro tant d'un point de vue économique que géopolitique, plus l'euro flambe. L'euro s'est approché de la barre 1.40 dollars.

Et comme d'habitude, les experts, payés chers pour prévoir ce genre de variation, se sont quasi tous trompés. Sur la base de sondages effectués auprès de ces experts, la plupart des prévisionnistes pensaient que l'euro serait autour de 1.25 dollars en moyenne pour l'année 2014. Voilà de quoi rendre modeste.

Mais quel est ou quels sont les dangers d'un euro au-dessus de 1.40 dollars ? Il y en a au moins deux. Le premier, c'est que la hausse de l'euro va faire mal à nos exportations. Depuis que la crise a éclaté, pas mal de pays comme l'Espagne, la Grèce ou le Portugal ont fait des efforts dramatiques pour ajuster leurs coûts, y compris via des baisses de salaires très importantes ! Or, tous ces efforts pourraient être réduits à néant à cause d'un euro trop fort.
Pour compenser la hausse de l'euro, nos entreprises exportatrices seraient obligées de baisser leurs prix de vente, et donc de réduire leurs marges, donc leurs coûts, y compris salariaux !

Et puis au-delà de l'affaiblissement de nos exportations, la hausse de l'euro pourrait accélérer le processus déflationniste. En effet, les produits importés seront moins chers, et cela va faire baisser l'inflation à des niveaux trop bas, et donc, le danger c'est de tomber en déflation. C'est-à-dire dans un processus où tout le monde reporte ses achats en pensant que demain les produits et les services seront moins chers qu'aujourd'hui.

Si tout le monde se met à penser et surtout à agir comme cela, c'est dangereux, car les entreprises se retrouvent avec des stocks d'invendus, qu'elles finissent par écouler en baissant encore plus les prix, et comme leur marge bénéficiaire fond, ces entreprises doivent licencier, et donc si le taux de chômage augmente, il y a encore moins de demande pour les produits vendus, et la spirale négative continue de plus belle.

Donc, oui, un euro très fort, nous donne à court terme un peu de pouvoir d'achat car l'énergie est moins chère, par exemple, mais à long terme, ce sont nos jobs qui sont en jeu... Il ne reste plus qu'à croiser les doigts et espérer que cette flambée de l'euro est momentanée.

Pas du tout : l'euro est en pleine forme et il est à son plus haut depuis deux ans et demi face au dollar. A croire que, plus les mauvaises nouvelles s'accumulent sur la zone euro tant d'un point de vue économique que géopolitique, plus l'euro flambe. L'euro s'est approché de la barre 1.40 dollars. Et comme d'habitude, les experts, payés chers pour prévoir ce genre de variation, se sont quasi tous trompés. Sur la base de sondages effectués auprès de ces experts, la plupart des prévisionnistes pensaient que l'euro serait autour de 1.25 dollars en moyenne pour l'année 2014. Voilà de quoi rendre modeste. Mais quel est ou quels sont les dangers d'un euro au-dessus de 1.40 dollars ? Il y en a au moins deux. Le premier, c'est que la hausse de l'euro va faire mal à nos exportations. Depuis que la crise a éclaté, pas mal de pays comme l'Espagne, la Grèce ou le Portugal ont fait des efforts dramatiques pour ajuster leurs coûts, y compris via des baisses de salaires très importantes ! Or, tous ces efforts pourraient être réduits à néant à cause d'un euro trop fort. Pour compenser la hausse de l'euro, nos entreprises exportatrices seraient obligées de baisser leurs prix de vente, et donc de réduire leurs marges, donc leurs coûts, y compris salariaux ! Et puis au-delà de l'affaiblissement de nos exportations, la hausse de l'euro pourrait accélérer le processus déflationniste. En effet, les produits importés seront moins chers, et cela va faire baisser l'inflation à des niveaux trop bas, et donc, le danger c'est de tomber en déflation. C'est-à-dire dans un processus où tout le monde reporte ses achats en pensant que demain les produits et les services seront moins chers qu'aujourd'hui. Si tout le monde se met à penser et surtout à agir comme cela, c'est dangereux, car les entreprises se retrouvent avec des stocks d'invendus, qu'elles finissent par écouler en baissant encore plus les prix, et comme leur marge bénéficiaire fond, ces entreprises doivent licencier, et donc si le taux de chômage augmente, il y a encore moins de demande pour les produits vendus, et la spirale négative continue de plus belle. Donc, oui, un euro très fort, nous donne à court terme un peu de pouvoir d'achat car l'énergie est moins chère, par exemple, mais à long terme, ce sont nos jobs qui sont en jeu... Il ne reste plus qu'à croiser les doigts et espérer que cette flambée de l'euro est momentanée.