La majorité (N-VA, CD&V et Open Vld) qui soutient le gouvernement de Geert Bourgeois n'est pas favorable à une telle commission d'enquête.

"Nous voulons savoir si les ministres compétents n'ont pas été contraints de délivrer les autorisations nécessaires à Uplace", a expliqué le député Hermes Sanctorum (Groen). Il se réfère à l'annulation du permis environnemental par le Conseil d'Etat, à la violation présumée du droit d'expression des riverains et aux déclarations du gouvernement.

Toujours selon "De Morgen", les partis de la majorité s'opposent à la création d'une commission d'enquête. Une député CD&V, Karin Brouwers, a jugé "exagéré" le recours à cet instrument parlementaire, précise le quotidien.

Après des années de discussions et de procédures juridiques, le gouvernement flamand a trouvé le 13 février un accord sur le plan d'exécution spatial relatif au complexe Uplace, qui doit voir le jour à Machelen (Brabant flamand), entre Haren et Vilvorde. Afin d'écarter les problèmes liés à l'environnement et à la mobilité, la superficie réservée aux petits commerces a été réduite d'un tiers dans la région. En revanche, la surface commerciale destinée au complexe Uplace lui-même reste inchangée. C'est ce qui ressort du nouveau plan d'exécution spatial, qui devait être rectifié à la suite de plusieurs objections, en termes de mobilité notamment, émises l'an dernier par le Conseil d'Etat.