La plateforme d'hébergement touristique Airbnb attend beaucoup de cet été pour voir ses résultats financiers repartir à la hausse. La société basée à San Francisco prévoit un chiffre d'affaires compris entre 2,03 et 2,13 milliards de dollars pour le second trimestre, au-delà des prévisions plus prudentes des analystes à 1,96 milliard. Les grandes villes belges y contribueront bien évidemment. Si Airbnb ne communique pas sur le nombre de logements proposés en location aux quatre coins du pays via sa plateforme, une étude de la VUB a révélé que 11.427 logements étaient mis en location à Bruxelles. Il s'agit d'un bon indicateur de la vitalité touristique de la Région. L'étude relève que la moitié des hôtes est constituée de professionnels et d'investisseurs, qui possèdent en moyenne trois biens immobiliers, le solde étant détenu par des particuliers qui louent leur appartement ou leur maison e...

La plateforme d'hébergement touristique Airbnb attend beaucoup de cet été pour voir ses résultats financiers repartir à la hausse. La société basée à San Francisco prévoit un chiffre d'affaires compris entre 2,03 et 2,13 milliards de dollars pour le second trimestre, au-delà des prévisions plus prudentes des analystes à 1,96 milliard. Les grandes villes belges y contribueront bien évidemment. Si Airbnb ne communique pas sur le nombre de logements proposés en location aux quatre coins du pays via sa plateforme, une étude de la VUB a révélé que 11.427 logements étaient mis en location à Bruxelles. Il s'agit d'un bon indicateur de la vitalité touristique de la Région. L'étude relève que la moitié des hôtes est constituée de professionnels et d'investisseurs, qui possèdent en moyenne trois biens immobiliers, le solde étant détenu par des particuliers qui louent leur appartement ou leur maison en moyenne 120 jours par an. Une offre qui se concentre sur Bruxelles-Ville, Ixelles et Saint-Gilles. Et un business qui, comme on le sait, est particulièrement rentable par rapport à la location classique mais qui, comme on le sait aussi, diminue le nombre de logements disponibles à la location et alimente la spéculation immobilière. D'où les quelques bâtons mis ces derniers mois dans les roues des propriétaires, que ce soit via l'introduction d'un régime TVA (s'il y a des prestations de service comme le petit-déjeuner, le ménage quotidien, le linge de lit) ou encore via des contraintes administratives renforcées à Bruxelles (mais pas en Wallonie ou en Flandre). Pas de quoi enrayer toutefois une activité qui a le vent en poupe et dont la rentabilité vient d'être analysée par le comparateur de prix britannique Uswitch. Celui-ci s'est demandé quelles rentrées pouvaient réellement espérer les propriétaires et quels bénéfices suffiraient pour rembourser leur prêt hypothécaire. Une interrogation qu'ils ont appliquée aux principales villes européennes. Le point de départ de leur réflexion: comparer la mensualité d'un emprunt hypothécaire au nombre de nuitées nécessaires à son remboursement si ce logement était proposé à la location sur la plateforme Airbnb. Le logement prix comme étalon de comparaison étant un appartement de trois chambres et de 120 m2, dont le prix moyen a été pioché dans des données de Deloitte. Le tout pour un emprunt sur 25 ans. A ce petit jeu, Uswitch observe que Dublin est le meilleur investissement pour un Airbnb. Pas étonnant quand on sait que des milliers de propriétaires ont basculé dans cette voie dans la capitale irlandaise. Il suffit de cinq nuitées de location pour rembourser son prêt. Le reste, ce sera donc du bénéfice. Manchester (Angleterre) et Riga (Lettonie) suivent juste derrière avec six et sept nuitées. Dans le top 10, on retrouve trois villes belges: Bruxelles, Anvers et Gand. Un propriétaire bruxellois a besoin de neuf nuitées pour rentrer dans ses frais et rembourser sa mensualité. C'est une à deux de moins que dans les deux villes flamandes. Et quand on regarde combien d'années seraient nécessaires pour rembourser la totalité du prêt, on constate qu'il n'en faudrait que quatre à Dublin pour le double dans les trois villes belges. A noter que la différence entre les villes européennes analysées est relativement importante puisqu'il faudra plus de 15 ans à Barcelone et Paris pour y parvenir. Ce calcul est toutefois validé uniquement si le logement est loué tous les jours de l'année, sans exception, ce qui est quand même rarement le cas.Pour le reste, on observe que les prix de l'immobilier dans les 10 villes les plus rentables sont les plus faibles (à l'exception de Londres). On ne constate, par contre, pas de lien entre le montant d'une nuitée et les prix de l'immobilier. Acheter un appartement dans des villes comme Paris ou Barcelone est bien plus cher alors que le prix de la nuitée ne s'établit pas dans les mêmes proportions. La nuitée la plus abordable est à trouver à Porto et la plus chère à Londres. Enfin, ajoutons que si investir dans un Airbnb est plus rentable que dans un appartement classique, les contraintes sont bien plus nombreuses. Avec Airbnb, vous accueillez surtout des touristes de passage, devez gérer les allées et venues, effectuer le nettoyage et les lessives et vous acquitter d'une taxation de 3% à Airbnb et de multiples contraintes fiscales. Une vie bien plus agitée que dans une location classique.