Proximus a décidé de réorganiser son patrimoine immobilier et de mettre en vente son siège social situé boulevard Albert II. Une conséquence de l'explosion du télétravail et de la poursuite de sa stratégie #Inspire2022. Un appel d'offres sera lancé d'ici janvier pour trois immeubles, dont les deux tours iconiques, représentant au total 105.000 m2 hors sol. BNP Paribas Real Estate a été chargé de mener à bien cette mission. Elle s'accompagnera d'une seconde: accompagner la société télécom dans la réflexion et la mise en oeuvre du futur "campus Proximus", un nouveau siège qui devrait être plus vert, plus flexible et mieux adapté à la collabor...

Proximus a décidé de réorganiser son patrimoine immobilier et de mettre en vente son siège social situé boulevard Albert II. Une conséquence de l'explosion du télétravail et de la poursuite de sa stratégie #Inspire2022. Un appel d'offres sera lancé d'ici janvier pour trois immeubles, dont les deux tours iconiques, représentant au total 105.000 m2 hors sol. BNP Paribas Real Estate a été chargé de mener à bien cette mission. Elle s'accompagnera d'une seconde: accompagner la société télécom dans la réflexion et la mise en oeuvre du futur "campus Proximus", un nouveau siège qui devrait être plus vert, plus flexible et mieux adapté à la collaboration informelle et formelle. "Même si toutes les solutions sont encore envisageables, la réflexion s'oriente actuellement vers la mise en place d'un partenariat avec un développeur", confie Bertrand Cotard, director letting & sales chez BNP Paribas Real Estate. Deux scénarios sont en fait sur la table. Le premier vise à vendre les tours à un investisseur qui moderniserait le site actuel de manière à l'adapter aux nouveaux besoins de Proximus qui en deviendrait locataire. Un procédé de sale and rentback assez classique. Dans le second scénario, Proximus s'installera dans un nouvel immeuble bruxellois après avoir vendu ses tours. "Tout reste ouvert à ce stade-ci", précise Bertrand Cotard. Reste que, d'après nos informations, le second scénario tient bien davantage la corde. Guillaume Boutin, le CEO de Proximus, souhaiterait repartir d'une page blanche et marquer son mandat de son empreinte. Cela passerait par un déménagement dans un immeuble à l'architecture forte qui symboliserait une nouvelle ère pour Proximus. La superficie de ce nouveau bâtiment sera en tout cas sérieusement rationalisée: elle tournera autour de 50.000 m2. Le futur siège devra être situé à proximité d'une des trois grandes gares bruxelloises. En effectuant un rapide tour d'horizon des projets en cours, seule la gare de Bruxelles-Nord pourrait rentrer dans les critères. Soit à Tour & Taxis (Extensa), soit au CCN (Atenor, AG Real Estate et Axa). La Tour Victor (Atenor et BPI), à la gare du Midi, est une possibilité mais le dossier multiplie les contretemps urbanistiques depuis une décennie. Ce qui cadre mal avec une prise en occupation du nouveau siège à l'horizon 2023-2025. Enfin, quelle est la valeur des tours Proximus, sans locataire et avec une rénovation à effectuer pour être up to date? Tant chez BNP Paribas Real Estate qu'à la concurrence, on n'avance aucun chiffre, les étalons de comparaison étant peu nombreux. Cette réflexion de Proximus autour de son patrimoine immobilier devrait en tout cas être annonciatrice d'un grand mouvement de la part d'autres sociétés bruxelloises. Il y a fort à parier que les nouvelles formes de travail bousculent les certitudes de ces gros propriétaires. Cette option permet aussi de dégager du cash pour d'autres opérations, comme Proximus envisage de le faire en utilisant le produit de cette vente pour accélérer le développement de la fibre optique.