Cette demande de suspension avait été introduite fin mars. La société Matexi avait, en effet, indiqué son intention de débuter les travaux. En date du 1er avril, le Conseil d'Etat a rejeté cette demande de suspension d'extrême urgence. Dans son arrêt, le Conseil d'Etat "juge qu'une condition de recevabilité de la requête n'est pas remplie et que l'urgence, à savoir la gravité de l'inconvénient craint par la requérante, n'est pas démontrée".

Le permis d'urbanisme a été délivré par la Région wallonne, en mars 2021, pour la construction de 35 maisons et 13 appartements sur des parcelles sises Thier de la Chartreuse à Liège. Préalablement, le collège communal de la ville de Liège avait rendu un avis favorable conditionnel. Parmi les conditions, figuraient notamment une meilleure implantation des bâtiments (suppression d'un ensemble de trois logements), un meilleur aménagement des espaces publics ou encore la rétrocession à la Ville de terrains excédentaires non bâtis inscrits dans le périmètre de la demande de permis et ce, afin "d'augmenter la part de terrains non bâtissables et ainsi rassurer les riverains quant à la préservation du caractère vert du domaine de la Chartreuse".

"Le Conseil d'Etat n'ayant pas fait droit à la demande de suspension, le promoteur serait en droit de démarrer les travaux et cela à ses risques et périls sachant que le recours en annulation est toujours pendant et que cela peut prendre un an et demi à deux ans avant d'avoir une décision", a précisé lundi Christine Defraigne, l'échevine en charge de l'urbanisme à la ville de Liège.

Bien que le site de la Chartreuse (38 ha) soit classé, il comporte une zone d'aménagement communal concerté (ZACC), potentiellement constructible, qui recouvre 14,7 hectares. Cela fait des années que la société Matexi souhaite développer des logements sur les terrains lui appartenant (2,5 ha) au sein de la ZACC. Après un projet de 74 logements refusé en 2017, Matexi a déposé en 2019 une nouvelle demande portant sur la construction de 48 logements (35 maisons et 13 appartements répartis en deux blocs). Le collectif citoyen "Un air de Chartreuse" a fait état de plus de 3.500 réclamations introduites dans le cadre de l'enquête publique. Les opposants dénoncent notamment la destruction d'un poumon vert au coeur de Liège, au détriment de la faune et la flore qu'il abrite.

L'échevine Defraigne précise, par ailleurs, qu'un jugement vient de condamner le propriétaire des installations du fort de la Chartreuse à payer à la ville de Liège la taxe sur les immeubles inoccupés. Selon la Ville, les lieux, à l'abandon, présentent des risques pour la sécurité.

Cette demande de suspension avait été introduite fin mars. La société Matexi avait, en effet, indiqué son intention de débuter les travaux. En date du 1er avril, le Conseil d'Etat a rejeté cette demande de suspension d'extrême urgence. Dans son arrêt, le Conseil d'Etat "juge qu'une condition de recevabilité de la requête n'est pas remplie et que l'urgence, à savoir la gravité de l'inconvénient craint par la requérante, n'est pas démontrée". Le permis d'urbanisme a été délivré par la Région wallonne, en mars 2021, pour la construction de 35 maisons et 13 appartements sur des parcelles sises Thier de la Chartreuse à Liège. Préalablement, le collège communal de la ville de Liège avait rendu un avis favorable conditionnel. Parmi les conditions, figuraient notamment une meilleure implantation des bâtiments (suppression d'un ensemble de trois logements), un meilleur aménagement des espaces publics ou encore la rétrocession à la Ville de terrains excédentaires non bâtis inscrits dans le périmètre de la demande de permis et ce, afin "d'augmenter la part de terrains non bâtissables et ainsi rassurer les riverains quant à la préservation du caractère vert du domaine de la Chartreuse". "Le Conseil d'Etat n'ayant pas fait droit à la demande de suspension, le promoteur serait en droit de démarrer les travaux et cela à ses risques et périls sachant que le recours en annulation est toujours pendant et que cela peut prendre un an et demi à deux ans avant d'avoir une décision", a précisé lundi Christine Defraigne, l'échevine en charge de l'urbanisme à la ville de Liège. Bien que le site de la Chartreuse (38 ha) soit classé, il comporte une zone d'aménagement communal concerté (ZACC), potentiellement constructible, qui recouvre 14,7 hectares. Cela fait des années que la société Matexi souhaite développer des logements sur les terrains lui appartenant (2,5 ha) au sein de la ZACC. Après un projet de 74 logements refusé en 2017, Matexi a déposé en 2019 une nouvelle demande portant sur la construction de 48 logements (35 maisons et 13 appartements répartis en deux blocs). Le collectif citoyen "Un air de Chartreuse" a fait état de plus de 3.500 réclamations introduites dans le cadre de l'enquête publique. Les opposants dénoncent notamment la destruction d'un poumon vert au coeur de Liège, au détriment de la faune et la flore qu'il abrite. L'échevine Defraigne précise, par ailleurs, qu'un jugement vient de condamner le propriétaire des installations du fort de la Chartreuse à payer à la ville de Liège la taxe sur les immeubles inoccupés. Selon la Ville, les lieux, à l'abandon, présentent des risques pour la sécurité.