Entamée en début d'année, la remontée sensible des taux hypothécaires se poursuit, alimentée par l'augmentation du taux de l'obligation à 10 ans de l'Etat belge (OLO), référence pour les crédits accordés aux particuliers par les banques, et qui tourne désormais autour de ...

Entamée en début d'année, la remontée sensible des taux hypothécaires se poursuit, alimentée par l'augmentation du taux de l'obligation à 10 ans de l'Etat belge (OLO), référence pour les crédits accordés aux particuliers par les banques, et qui tourne désormais autour de 1,5%. Du coup, le taux moyen d'un prêt hypothécaire pour l'achat d'une habitation a grimpé, selon certaines estimations, d'environ 1% par rapport au début de cette année. Chez Belfius, le taux fixe à 20 ans se monte désormais à 3,3%, contre 1,45% il y a trois mois. Est-ce cela qui explique le recul de plus de 8% enregistré par les demandes de crédit au premier trimestre de 2022 par rapport à l'année précédente, selon les derniers chiffres de l'Union professionnelle du crédit (UPC)? A priori, oui. Même si d'autres facteurs peuvent expliquer ce ralentissement actuel (contexte géopolitique, impact de la facture énergétique sur le pouvoir d'achat, etc.), il y a généralement un jeu de vases communicants entre les taux et les demandes de crédit. Si les taux montent, les demandes de crédit diminuent, comme le confirme Belfius où l'on observe une légère baisse des demandes depuis avril, "principalement due à l'augmentation des taux d'intérêt", laquelle devrait se poursuivre dans les mois qui viennent, mais de manière... "prudente".