Cette demande vise à relancer un secteur pénalisé par deux mois d'arrêt de ses activités. Et ce même si les ventes ont repris de plus belle ces derniers jours sur le front de l'immobilier belge. "Des efforts urgents sont nécessaires pour aider le secteur de l'immobilier résidentiel en ces temps difficiles, déclare Olivier Carrette, CEO de l'Union professionnelle du secteur immobilier (UPSI). ​​​​​​​​​​​​​​La plupart des secteurs ont été soutenus. L'immobilier devrait l'être également. D'autant que cet...

Cette demande vise à relancer un secteur pénalisé par deux mois d'arrêt de ses activités. Et ce même si les ventes ont repris de plus belle ces derniers jours sur le front de l'immobilier belge. "Des efforts urgents sont nécessaires pour aider le secteur de l'immobilier résidentiel en ces temps difficiles, déclare Olivier Carrette, CEO de l'Union professionnelle du secteur immobilier (UPSI). ​​​​​​​​​​​​​​La plupart des secteurs ont été soutenus. L'immobilier devrait l'être également. D'autant que cette mesure est temporaire et que, budgétairement, nous estimons qu'elle sera neutre vu les effets retour." L'UPSI ne part pas la fleur au fusil : elle a déjà sondé le MR et le VLD, qui y sont favorables.9.000 euros d'économieCette demande de diminution de la TVA pour l'immobilier neuf fait partie des marottes du secteur. Elle s'appliquerait ici jusqu'à la fin de l'année. Avant éventuellement d'être prolongée, espère l'Upsi. D'autant que l'importante diminution du nombre de permis octroyés ces derniers temps devrait pénaliser le secteur durant encore de longs mois. "L'impact se fera surtout ressentir d'ici douze à dix-huit mois, relève Olivier Carrette. La demande actuelle concerne une réduction temporaire du taux de TVA de 21 % à 6 % sur la première tranche de 60.000 euros pour l'achat d'une nouvelle construction, que ce soit pour une utilisation propre ou comme investissement, avec une superficie maximum de 190 m2 pour une maison et 100 m2 pour un appartement." Cette mesure spécifique se traduirait par une réduction de TVA qui représenterait 9.000 euros par logement. "Elle est essentielle car les ventes ont baissé de moitié depuis le mois de mars. Durant le premier trimestre 2020, le nombre de crédits hypothécaires avait déjà baissé de 22,5 %, et ce chiffre a atteint 44 % pour le mois d'avril."Ajoutons qu'une telle mesure avait déjà été appliquée en 2008 durant la crise financière, mais sur une première tranche de 50.000 euros. "Elle avait connu un certain succès puisqu'elle avait permis de relancer de manière spectaculaire le marché immobilier neuf, se souvent Olivier Carrette. Cette baisse de TVA est une nécessité, non seulement pour le secteur, mais aussi pour toute l'économie de notre pays. En outre, il s'agit d'une opération temporaire et budgétairement neutre suite aux effets "retour"."L'UPSI-BVS souhaite une entrée en application pour le 1er juillet 2020, de manière à combler une période habituellement plus creuse en matière de vente et ainsi résorber une partie du retard des ventes.