Ce constat national cache toutefois des divergences régionales puisqu'en Wallonie, sur la première partie de l'année, le prix moyen a baissé d'1,4%, alors qu'il a augmenté d'1,5% en Flandre.

"Comme pour d'autres types de biens immobiliers, nous observons une forme de stabilisation qui fait suite à de fortes augmentations. Parmi les facteurs explicatifs, outre la guerre en Ukraine, source d'incertitudes, l'évolution économique au niveau européen et l'augmentation des taux d'intérêt peuvent justifier ce retour au calme", commente le notaire Renaud Grégoire, porte-parole de Notaire.be.

Compte tenu de l'inflation très élevée qui règne actuellement, la baisse des prix est en réalité encore plus prononcée.

Au cours des six premiers mois de 2022, le prix moyen d'un hectare de terre agricole s'élevait à 37.011 euros au sud du pays. En Flandre, un hectare de terre agricole a changé de main pour un prix moyen de 63.105 euros. La différence de prix est ainsi de quelque 26.000 euros en moyenne. "Cet écart de prix entre les deux régions n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Il était notamment de 20.728 euros en 2017", relèvent les notaires.

Cette apparente accalmie sur les prix ne s'observe pour l'heure que sur un semestre. Il faudra voir si elle se confirme. En outre, elle fait suite à plusieurs années d'augmentations sensibles des prix, surtout les deux dernières années, marquées par le Covid. Sur la seule année 2021, les prix des terres agricoles avaient flambé en moyenne de 8%, rappelle Renaud Grégoire. Sur la période 2017-2022, le prix moyen par hectare d'un terrain agricole a progressé, sans tenir compte de l'inflation, de 23,1% en Belgique (+7,5% en tenant compte de l'inflation), soit une progression de 23,9% en Flandre et de 22,5% en Wallonie.

Les prix moyens à l'hectare peuvent fluctuer fortement en fonction des provinces mais aussi des communes. D'autres facteurs peuvent également jouer. "Il convient de prendre en compte les spécificités des parcelles agricoles. La situation locative des biens constitue un élément déterminant dans le prix pratiqué. À côté des autres facteurs tels que la superficie, la qualité intrinsèque (fertilité) et la localisation des parcelles concernées, les conditions d'occupation seront souvent un point déterminant dans la négociation", souligne encore Renaud Grégoire.

Selon les derniers chiffres de l'Observatoire du Foncier agricole wallon, communiqués par le ministre wallon de l'Agriculture, Willy Borsus, le prix de vente moyen à l'hectare des biens immobiliers agricoles non bâtis entièrement situés en zone agricole était de 34.945 euros en 2021. Cela correspond à une hausse moyenne annuelle de 6,5% entre 2017 et 2021.

Ce constat national cache toutefois des divergences régionales puisqu'en Wallonie, sur la première partie de l'année, le prix moyen a baissé d'1,4%, alors qu'il a augmenté d'1,5% en Flandre. "Comme pour d'autres types de biens immobiliers, nous observons une forme de stabilisation qui fait suite à de fortes augmentations. Parmi les facteurs explicatifs, outre la guerre en Ukraine, source d'incertitudes, l'évolution économique au niveau européen et l'augmentation des taux d'intérêt peuvent justifier ce retour au calme", commente le notaire Renaud Grégoire, porte-parole de Notaire.be. Compte tenu de l'inflation très élevée qui règne actuellement, la baisse des prix est en réalité encore plus prononcée.Au cours des six premiers mois de 2022, le prix moyen d'un hectare de terre agricole s'élevait à 37.011 euros au sud du pays. En Flandre, un hectare de terre agricole a changé de main pour un prix moyen de 63.105 euros. La différence de prix est ainsi de quelque 26.000 euros en moyenne. "Cet écart de prix entre les deux régions n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Il était notamment de 20.728 euros en 2017", relèvent les notaires.Cette apparente accalmie sur les prix ne s'observe pour l'heure que sur un semestre. Il faudra voir si elle se confirme. En outre, elle fait suite à plusieurs années d'augmentations sensibles des prix, surtout les deux dernières années, marquées par le Covid. Sur la seule année 2021, les prix des terres agricoles avaient flambé en moyenne de 8%, rappelle Renaud Grégoire. Sur la période 2017-2022, le prix moyen par hectare d'un terrain agricole a progressé, sans tenir compte de l'inflation, de 23,1% en Belgique (+7,5% en tenant compte de l'inflation), soit une progression de 23,9% en Flandre et de 22,5% en Wallonie. Les prix moyens à l'hectare peuvent fluctuer fortement en fonction des provinces mais aussi des communes. D'autres facteurs peuvent également jouer. "Il convient de prendre en compte les spécificités des parcelles agricoles. La situation locative des biens constitue un élément déterminant dans le prix pratiqué. À côté des autres facteurs tels que la superficie, la qualité intrinsèque (fertilité) et la localisation des parcelles concernées, les conditions d'occupation seront souvent un point déterminant dans la négociation", souligne encore Renaud Grégoire. Selon les derniers chiffres de l'Observatoire du Foncier agricole wallon, communiqués par le ministre wallon de l'Agriculture, Willy Borsus, le prix de vente moyen à l'hectare des biens immobiliers agricoles non bâtis entièrement situés en zone agricole était de 34.945 euros en 2021. Cela correspond à une hausse moyenne annuelle de 6,5% entre 2017 et 2021.