La simulation de l'Iweps, qui s'intègre dans une série d'évaluations du Plan Marshall 4.0, porte sur un scénario d'investissement public wallon dans la rénovation énergétique de bâtiments et logements publics de l'ordre de 500 millions d'euros (soit 0,5% du PIB régional en 2015) par an, maintenu pendant cinq années.

Un tel investissement entraînerait la première année une augmentation du PIB wallon réel de l'ordre de 0,17% et créerait 1.000 emplois supplémentaires, avec à la clef une augmentation de +0,05% du revenu disponible des ménages et de leurs dépenses de consommation.

Cela profiterait également à Bruxelles et à la Flandre, en raison de l'interdépendance économique entre les Régions du pays. Selon les estimations de l'Iweps, le PIB de la Région de Bruxelles-Capitale augmenterait à court terme de l'ordre de 0,07% et l'emploi à Bruxelles de 100 personnes tandis que le PIB de la Flandre augmenterait de 0,04% et l'emploi au nord du pays de 300 personnes.

Après cinq ans, la croissance du PIB wallon serait de 0,21% et les emplois créés seraient au nombre de 1.760 au sud du pays. Les créations d'emplois seraient également plus importantes encore à Bruxelles (+210) et en Flandre (+930).

En comptant les coûts budgétaire et d'emprunt, soit un total de 630 millions d'euros à charge de la seule Wallonie, l'Iweps estime que le nombre d'emplois créés en Wallonie par million d'euros d'investissement public régional serait de près de trois à moyen terme. Ce serait par ailleurs tout profit pour le niveau fédéral et la sécurité sociale qui dégageraient un surplus budgétaire de 210 millions d'euros à moyen terme.

Face à ce coût budgétaire par emploi "relativement élevé" pour la Wallonie, l'Iweps constate qu'il s'agit "d'une manière très peu efficiente de créer de l'emploi en Wallonie" et préconise "si l'objectif ultime est de créer de l'emploi", une réorientation des moyens budgétaires vers des mesures axées sur la réduction du coût du travail qui sont, elles, plus efficaces à cet égard.

Mais l'investissement dans la rénovation énergétique présente d'autres avantages comme l'amélioration des conditions de vie des ménages locataires (dans le cas des mesures de rénovations de logements sociaux) ou son impact favorable sur l'environnement.

Pour accroître les retombées économiques en Wallonie, l'Iweps suggère de mener ce type de politiques publiques de manière concertée entre les différents niveaux de pouvoir en Belgique en vue d'en maximiser les effets retours.

L'Institut propose aussi d'intégrer systématiquement des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics relatifs aux rénovations de bâtiments publics, ce qui "pourrait contribuer à stimuler davantage une demande plus locale pour des matériaux et dès lors favoriser l'évolution de l'ensemble de la chaîne de valeur domestique du secteur de la construction."

Dans le cadre des différentes versions du Plan Marshall, la Wallonie a investi plusieurs centaines de millions d'euros dans l'efficacité énergétique des bâtiments, via les mesures PIVERT (logements publics) et UREBA (bâtiments publics, du non-marchand et d'ASBL). L'actuel Plan wallon d'investissement prévoit également d'investir plusieurs centaines de millions d'euros, notamment dans la rénovation des logements publics, sur la période 2019-2024.

La simulation de l'Iweps, qui s'intègre dans une série d'évaluations du Plan Marshall 4.0, porte sur un scénario d'investissement public wallon dans la rénovation énergétique de bâtiments et logements publics de l'ordre de 500 millions d'euros (soit 0,5% du PIB régional en 2015) par an, maintenu pendant cinq années. Un tel investissement entraînerait la première année une augmentation du PIB wallon réel de l'ordre de 0,17% et créerait 1.000 emplois supplémentaires, avec à la clef une augmentation de +0,05% du revenu disponible des ménages et de leurs dépenses de consommation. Cela profiterait également à Bruxelles et à la Flandre, en raison de l'interdépendance économique entre les Régions du pays. Selon les estimations de l'Iweps, le PIB de la Région de Bruxelles-Capitale augmenterait à court terme de l'ordre de 0,07% et l'emploi à Bruxelles de 100 personnes tandis que le PIB de la Flandre augmenterait de 0,04% et l'emploi au nord du pays de 300 personnes. Après cinq ans, la croissance du PIB wallon serait de 0,21% et les emplois créés seraient au nombre de 1.760 au sud du pays. Les créations d'emplois seraient également plus importantes encore à Bruxelles (+210) et en Flandre (+930). En comptant les coûts budgétaire et d'emprunt, soit un total de 630 millions d'euros à charge de la seule Wallonie, l'Iweps estime que le nombre d'emplois créés en Wallonie par million d'euros d'investissement public régional serait de près de trois à moyen terme. Ce serait par ailleurs tout profit pour le niveau fédéral et la sécurité sociale qui dégageraient un surplus budgétaire de 210 millions d'euros à moyen terme. Face à ce coût budgétaire par emploi "relativement élevé" pour la Wallonie, l'Iweps constate qu'il s'agit "d'une manière très peu efficiente de créer de l'emploi en Wallonie" et préconise "si l'objectif ultime est de créer de l'emploi", une réorientation des moyens budgétaires vers des mesures axées sur la réduction du coût du travail qui sont, elles, plus efficaces à cet égard. Mais l'investissement dans la rénovation énergétique présente d'autres avantages comme l'amélioration des conditions de vie des ménages locataires (dans le cas des mesures de rénovations de logements sociaux) ou son impact favorable sur l'environnement. Pour accroître les retombées économiques en Wallonie, l'Iweps suggère de mener ce type de politiques publiques de manière concertée entre les différents niveaux de pouvoir en Belgique en vue d'en maximiser les effets retours. L'Institut propose aussi d'intégrer systématiquement des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics relatifs aux rénovations de bâtiments publics, ce qui "pourrait contribuer à stimuler davantage une demande plus locale pour des matériaux et dès lors favoriser l'évolution de l'ensemble de la chaîne de valeur domestique du secteur de la construction." Dans le cadre des différentes versions du Plan Marshall, la Wallonie a investi plusieurs centaines de millions d'euros dans l'efficacité énergétique des bâtiments, via les mesures PIVERT (logements publics) et UREBA (bâtiments publics, du non-marchand et d'ASBL). L'actuel Plan wallon d'investissement prévoit également d'investir plusieurs centaines de millions d'euros, notamment dans la rénovation des logements publics, sur la période 2019-2024.