D'abord, parce que les locataires actuels de bureaux sont liés par des baux de plusieurs années, et il n'est pas question de quitter le centre-ville d'un claquement des doigts. Ensuite, parce que de l'avis unanime, l'entreprise de demain utilisera le télétravail même après la pandémie ; c'est une certitude. Mais les experts s'accordent à dire que ce sera un jour le plus souvent et deux jours maximum.

En revanche, et c'est là où cela devient intéressant, cette pandémie a ouvert les yeux aux dirigeants d'entreprise et ils ont compris que demain il faudra travailler autrement. Les promoteurs immobiliers l'ont aussi compris. Pour eux, d'ailleurs, c'est une question de vie ou de mort : leurs bâtiments doivent refléter la vie au bureau de demain et ne pas rester accrochés aux anciens modèles.

L'architecte italien Carlo Ratti était invité, il y a quelques jours à Bruxelles, pour parler du bureau de demain. C'est l'architecte le plus en vogue en ce moment pour sa vision. Et que dit-il en substance ? D'abord, que si le télétravail va imposer une diminution de l'espace consacré aux bureaux, cela pourrait être compensé par un besoin plus important de superficie du côté des appartements puisqu'ils seront de plus en plus utilisés pour travailler. En fait, dit-il, la séparation entre bureaux et résidentiel sera moins forte à l'avenir.

Quant aux bureaux, il semble dire qu'il faudra développer plus "l'esprit cafétéria", c'est-à-dire concevoir des espaces où les idées circulent aisément et où les relations entre collègues sont favorisées. Il appelle cela "effet cafétéria" car quand on partage sa table avec quelqu'un, c'est souvent un moment de détente avec une parole plus libre. Il a raison, le bureau de demain devra avoir une justification. Si c'est pour y aller et envoyer à longueur de journée des emails, pourquoi encore aller au bureau puisque nous pouvons le faire de chez nous?

La bonne nouvelle, du moins, si on écoute les propos de cet architecte considéré comme un gourou, c'est que le télétravail permettra aussi de garder l'attraction des grandes villes. En effet, il préconiser d'aplatir la courbe des déplacements comme on aplatit la courbe des infections. Certains collaborateurs pourraient débuter une réunion sur Zoom à 09H00 et arriver au bureau à midi, tandis que d'autres pourraient partir à 15H et termineraient leur journée on line.

Plutôt que de vous gaver de nouvelles négatives sur le retard des vaccins, autant s'intéresser au bureau de demain, qui permettra un business plus apaisé, une circulation plus apaisée et des collaborateurs aussi plus apaisés.

D'abord, parce que les locataires actuels de bureaux sont liés par des baux de plusieurs années, et il n'est pas question de quitter le centre-ville d'un claquement des doigts. Ensuite, parce que de l'avis unanime, l'entreprise de demain utilisera le télétravail même après la pandémie ; c'est une certitude. Mais les experts s'accordent à dire que ce sera un jour le plus souvent et deux jours maximum.En revanche, et c'est là où cela devient intéressant, cette pandémie a ouvert les yeux aux dirigeants d'entreprise et ils ont compris que demain il faudra travailler autrement. Les promoteurs immobiliers l'ont aussi compris. Pour eux, d'ailleurs, c'est une question de vie ou de mort : leurs bâtiments doivent refléter la vie au bureau de demain et ne pas rester accrochés aux anciens modèles. L'architecte italien Carlo Ratti était invité, il y a quelques jours à Bruxelles, pour parler du bureau de demain. C'est l'architecte le plus en vogue en ce moment pour sa vision. Et que dit-il en substance ? D'abord, que si le télétravail va imposer une diminution de l'espace consacré aux bureaux, cela pourrait être compensé par un besoin plus important de superficie du côté des appartements puisqu'ils seront de plus en plus utilisés pour travailler. En fait, dit-il, la séparation entre bureaux et résidentiel sera moins forte à l'avenir.Quant aux bureaux, il semble dire qu'il faudra développer plus "l'esprit cafétéria", c'est-à-dire concevoir des espaces où les idées circulent aisément et où les relations entre collègues sont favorisées. Il appelle cela "effet cafétéria" car quand on partage sa table avec quelqu'un, c'est souvent un moment de détente avec une parole plus libre. Il a raison, le bureau de demain devra avoir une justification. Si c'est pour y aller et envoyer à longueur de journée des emails, pourquoi encore aller au bureau puisque nous pouvons le faire de chez nous? La bonne nouvelle, du moins, si on écoute les propos de cet architecte considéré comme un gourou, c'est que le télétravail permettra aussi de garder l'attraction des grandes villes. En effet, il préconiser d'aplatir la courbe des déplacements comme on aplatit la courbe des infections. Certains collaborateurs pourraient débuter une réunion sur Zoom à 09H00 et arriver au bureau à midi, tandis que d'autres pourraient partir à 15H et termineraient leur journée on line.Plutôt que de vous gaver de nouvelles négatives sur le retard des vaccins, autant s'intéresser au bureau de demain, qui permettra un business plus apaisé, une circulation plus apaisée et des collaborateurs aussi plus apaisés.