D'ici 2050, chaque maison doit obtenir un score énergétique de A+, A ou B alors que les habitations n'ont aujourd'hui qu'un score moyen de D ou E.

"Au train où on va aujourd'hui, on n'y arrivera jamais", déplore le secteur immobilier. La Belgique compte 5,5 millions de logements. Avec une moyenne d'ancienneté de 50 à 55 ans, ces habitations sont parmi les plus vieilles d'Europe. Près de 40% datent d'avant la fin de la Seconde Guerre mondiale et un quart ont été construites avant la Première Guerre mondiale, rappelle l'Union professionnelle du secteur immobilier (UPSI), au nom des 150 promoteurs.

Face à ce défi, l'organisation propose plusieurs mesures concrètes. A commencer par une réduction du taux de TVA pour les nouvelles constructions, de 21 à 6%, car elles sont plus durables et respectueuses de l'environnement. "Comment encourager sinon la population à faire bâtir? ", s'interroge le secteur immobilier.

Un ancien bâtiment, dont la chaleur s'échappe littéralement par les fenêtres et les portes, consomme 80% d'énergie de plus qu'un nouveau, illustre-t-il. De plus, on ne construit que 55.000 nouveaux bâtiments par an. "Cela peut paraître beaucoup, mais c'est une opération de rattrapage d'à peine 1% par an par rapport à un patrimoine existant très vétuste", analysent les promoteurs.

Tout cela alors que les droits d'enregistrement sur une habitation énergivore en milieu rural ne s'élèvent qu'à 7% en Flandre et 12,5% à Bruxelles et en Wallonie, pointent-ils encore.

Le secteur préconise par ailleurs également d'imposer des normes énergétiques plus strictes pour le patrimoine obsolète, d'accorder des incitants aux familles qui emménagent dans des constructions neuves et d'améliorer l'efficacité de la politique en matière de permis de construire.