"Même si cette demande accrue ne s'est pas encore traduite dans les chiffres relatifs aux crédits octroyés, la situation semble néanmoins s'améliorer", indique Febelfin citant le chiffre de 58.000 nouveaux prêts conclus pour environ 8,...

"Même si cette demande accrue ne s'est pas encore traduite dans les chiffres relatifs aux crédits octroyés, la situation semble néanmoins s'améliorer", indique Febelfin citant le chiffre de 58.000 nouveaux prêts conclus pour environ 8,3 milliards d'euros entre début juillet et fin septembre. Cette tendance à la hausse est du reste étonnante. D'abord parce que la crise et la peur du lendemain poussent à épargner encore plus. Ensuite parce que la Banque nationale (BNB) a imposé des limites aux banques en matière de prêts destinés à l'investissement locatif. Oui, mais "ceux qui ont eu la chance de garder leur patrimoine et leurs revenus trouvent aujourd'hui très peu d'alternatives au livret d'épargne qui ne soient pas des actions dont la volatilité peut faire peur à plus d'un, note Roland Gillet, professeur à la Sorbonne et à l'ULB (Solvay). Par ailleurs, les taux d'intérêt restent extrêmement bas et avantageux pour les emprunteurs qui ont pu mettre de l'argent de côté. Malgré l'appel de la BNB, il donc assez normal que les banques accordent plus facilement un crédit à ceux qui se retrouvent aujourd'hui avec davantage de fonds propres", précise encore Roland Gillet.