L'immobilier résidentiel belge ne séduisait jusqu'à présent pas les investisseurs institutionnels. Trop peu de locataires et des rendements qui n'égalaient pas ceux qu'ils pouvaient obtenir sur les segments du bureau, du commerce ou de la logistique. La compression des taux, l'augmentation du nombre de locataires attendue à Bruxelles et la hausse des loyers invers...

L'immobilier résidentiel belge ne séduisait jusqu'à présent pas les investisseurs institutionnels. Trop peu de locataires et des rendements qui n'égalaient pas ceux qu'ils pouvaient obtenir sur les segments du bureau, du commerce ou de la logistique. La compression des taux, l'augmentation du nombre de locataires attendue à Bruxelles et la hausse des loyers inversent la tendance. Le fonds d'investissement Patrizia vient de le démontrer en réalisant la plus importante transaction de l'histoire pour un seul actif. Il a dépensé 59 millions d'euros pour mettre la main sur 115 appartements et quelques surfaces commerciales et de bureau développés d'ici 2024 par Besix RED dans le quartier Reyers, à Schaerbeek. " Cette transaction, qui est unique par sa taille pour un nouveau développement en Belgique, démontre en tout cas que le marché résidentiel belge de la location a atteint sa maturité pour les investisseurs institutionnels étrangers ", estime Gabriel Uzgen, CEO de Besix Red.Ce segment ne représente pour le moment que 18 % des investissements en Belgique. Bien loin de ce que l'on peut retrouver en Allemagne et aux Pays-Bas. Le contexte sociétal (hausse attendue du nombre de locataires) et la stabilité des rendements (3,5 %) devraient certes favoriser le développement de l'immobilier résidentiel, d'autant plus qu'il y a désormais pléthore d'investisseurs au balcon. Mais celui-ci reste freiné par un manque de produits sur le marché. Peu de promoteurs sont encore ouverts à l'idée de vendre en bloc leurs projets d'appartements neufs, la rentabilité étant plus élevée via la vente à la découpe. Une hausse des prix d'acquisition pourrait toutefois faire évoluer le boulier compteur des promoteurs. Et mener vers un marché locatif neuf plus important, ce qui induira néanmoins une hausse des loyers à Bruxelles.