Ce 2 novembre, de nouvelles mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19 sont entrées en vigueur en Belgique. Fermeture des commerces non essentiels, télétravail obligatoire, école à distance... De nombreux secteurs ont reçu des ordres bien précis, mais la confusion règne encore pour un secteur en particulier : les agents immobiliers peuvent-ils enc...

Ce 2 novembre, de nouvelles mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19 sont entrées en vigueur en Belgique. Fermeture des commerces non essentiels, télétravail obligatoire, école à distance... De nombreux secteurs ont reçu des ordres bien précis, mais la confusion règne encore pour un secteur en particulier : les agents immobiliers peuvent-ils encore organiser des visites physiques ?"Personne ne sait", expliquait à la DH ce matin Steven Lee, le porte-parole de l'IPI. Certaines agences ont repris normalement leurs activités ce lundi, quand d'autres ont reporté les visites sine die.Dans l'arrêté ministériel reprenant l'ensemble des mesures corona, ces visites à domicile ne sont en effet pas interdites. On n'y fait tout simplement pas mention. Par mesure de précaution, l'Institut professionnel des agents immobiliers recommande vivement de limiter les visites d'un bien à un maximum de 2 visiteurs, en plus de l'agent immobilier. Il est par ailleurs important de respecter les mesures sanitaires ainsi que le guide sectoriel mis en place lors du déconfinement de juin.Le SPF Économie est, quant à lui, d'un autre avis : les visites sont bel et bien interdites. Aussi bien celles organisées par des agents immobiliers que celles que mèneraient des particuliers. Ces visites ne sont en effet pas incluses dans les "services essentiels". Les visites en ligne sont néanmoins autorisées, tant pour les particuliers que pour les courtiers. Une décision qui n'enchante pas l'IPI, qui estime ne pas pouvoir déduire l'interdiction de visite physique du texte légal publié au Moniteur belge. "Il n'y a pas de communication officielle du ministre qui interdit ces visites", a ainsi déclaré le porte-parole.Une confusion qu'il faudra rapidement éclaircir, afin d'éviter moult problèmes à ce secteur qui connait souvent une baisse d'activité en fin d'année.