La Villa Maritza de style Belle Epoque, était, au début des années 80, le dernier vestige d'une période faste où Ostende était aussi convoitée que Venise, rappelle le journal De Morgen. La villa a été construite en 1885 sur un projet de l'architecte Antoine Dujardin. La quasi-totalité de son oeuvre ostendaise a été démolie et remplacée par des bâtiments sans âme en béton avec vue frontale ou latérale sur la mer.

Les année glorieuses d'Ostende

À partir de 1950, la Villa Maritza située sur la Promenade Albert 1er fut le bureau et la résidence du notaire Alphonse Lacourt, dont la succession avait permis de vendre aux enchères une série de Permekes et de Delvaux. Le notaire et son épouse ont continué à vivre dans la villa jusqu'en 1980. Les coûts d'entretien et de chauffage n'étaient, selon un article de journal de l'époque, "plus supportables", retrace De Morgen.

La Villa Maritza située sur la Promenade Albert 1 à Ostende , Wikicommons
La Villa Maritza située sur la Promenade Albert 1 à Ostende © Wikicommons

En 1980, le notaire Lacourt a entamé une procédure pour faire retirer la Villa Maritza d'une première liste de seize monuments protégés à Ostende. Le notaire a trouvé le soutien d'un ami conseiller municipal qui était prêt à lui délivrer un permis de démolition, afin qu'un immeuble de huit étages puisse être construit à la place. Une transformation immobilière beaucoup plus rentable. Un rapport du conseil municipal évoque l'un des arguments avancés: "La villa se trouve entre deux blocs d'appartements, qui portent atteinte à la valeur architecturale de l'ensemble."

2,5 millions pour le duplex rénové

L'esthète ostendais Roland Laridon a alors sauvé la villa de la démolition en remarquant une erreur de procédure dans la demande de démolition. Le gouvernement flamand a pu acquérir l'immeuble mais sans lui trouver d'affectation. La Villa Maritza est ainsi restée vide pendant longtemps, avant que le groupe immobilier Versluys ne décide de la rénover entièrement et de lui redonner toute sa gloire.

"Nous l'avons rénové pendant sept ans et restauré tout l'intérieur dans son état d'origine", explique Bart Versluys, CEO du groupe du même nom. "Sans subventions. Parce que nous voulions montrer que nous voulons aussi faire quelque chose par pur amour du patrimoine culturel de cette ville. J'en suis fier, c'était un rêve d'enfant pour moi", explique-t-il dans De Morgen.

Selon l'annonce immobilière, le prix demandé pour le duplex penthouse de 400 mètres carrés - avec ascenseur intégré - est de 2,5 millions d'euros.

La Villa Maritza de style Belle Epoque, était, au début des années 80, le dernier vestige d'une période faste où Ostende était aussi convoitée que Venise, rappelle le journal De Morgen. La villa a été construite en 1885 sur un projet de l'architecte Antoine Dujardin. La quasi-totalité de son oeuvre ostendaise a été démolie et remplacée par des bâtiments sans âme en béton avec vue frontale ou latérale sur la mer. À partir de 1950, la Villa Maritza située sur la Promenade Albert 1er fut le bureau et la résidence du notaire Alphonse Lacourt, dont la succession avait permis de vendre aux enchères une série de Permekes et de Delvaux. Le notaire et son épouse ont continué à vivre dans la villa jusqu'en 1980. Les coûts d'entretien et de chauffage n'étaient, selon un article de journal de l'époque, "plus supportables", retrace De Morgen. En 1980, le notaire Lacourt a entamé une procédure pour faire retirer la Villa Maritza d'une première liste de seize monuments protégés à Ostende. Le notaire a trouvé le soutien d'un ami conseiller municipal qui était prêt à lui délivrer un permis de démolition, afin qu'un immeuble de huit étages puisse être construit à la place. Une transformation immobilière beaucoup plus rentable. Un rapport du conseil municipal évoque l'un des arguments avancés: "La villa se trouve entre deux blocs d'appartements, qui portent atteinte à la valeur architecturale de l'ensemble." L'esthète ostendais Roland Laridon a alors sauvé la villa de la démolition en remarquant une erreur de procédure dans la demande de démolition. Le gouvernement flamand a pu acquérir l'immeuble mais sans lui trouver d'affectation. La Villa Maritza est ainsi restée vide pendant longtemps, avant que le groupe immobilier Versluys ne décide de la rénover entièrement et de lui redonner toute sa gloire. "Nous l'avons rénové pendant sept ans et restauré tout l'intérieur dans son état d'origine", explique Bart Versluys, CEO du groupe du même nom. "Sans subventions. Parce que nous voulions montrer que nous voulons aussi faire quelque chose par pur amour du patrimoine culturel de cette ville. J'en suis fier, c'était un rêve d'enfant pour moi", explique-t-il dans De Morgen. Selon l'annonce immobilière, le prix demandé pour le duplex penthouse de 400 mètres carrés - avec ascenseur intégré - est de 2,5 millions d'euros.