En construction résidentielle, après un creux en 2016 - avec 10.320 permis à peine -, le secteur a ainsi connu un effet de rattrapage pour culminer à 11.609 permis en 2018, soit un progrès de 12,5% du nombre de logements neufs.

Quant à la rénovation de bâtiments résidentiels, elle reste stable, autour de 9.600 permis annuels, depuis quelques années, "mais recèle un grand potentiel de croissance", estime la fédération sectorielle.

La construction non-résidentielle a elle aussi redressé la tête de 2016 à 2018 avec une croissance de 4,7% en nombre de permis, et plus encore en volumes autorisés (+ 8,2%), illustrant, selon la Confédération, la reprise de l'économie wallonne.

Enfin, en génie civil, le carnet de commandes moyen est passé de 4,4 mois d'activité en 2015 à 6,2 mois en 2018, soit un bond de 40%, grâce au Plan Infrastructures 2016-2019 et aux investissements communaux qui ont augmenté de 5% en 2018, année électorale pour ce niveau de pouvoir.

"Après le gros creux de 2015, l'activité sectorielle s'est bien redressée en Wallonie et l'emploi est reparti à la hausse (+ 1.500 salariés en deux ans de 2016 à 2018). Cerise sur le gâteau, l'optimisme reste de mise", en raison notamment de nombreux chantiers à venir, affirme l'organisation patronale. "Pour exécuter tous ces chantiers, le secteur devrait recruter jusqu'à 12.000 travailleurs supplémentaires en Wallonie sans compter les emplois indirects", ajoute-t-elle.

"La Journée Chantiers Ouverts de ce dimanche est un excellent moment pour promouvoir notre secteur et pour clairement montrer que la construction est un secteur passionnant qui devient de plus en plus technologique, comporte de nouveaux métiers, ou des métiers en évolution, et est à la recherche de profils très variés. Nous allons devoir recruter à grande échelle, ce qui ne sera possible qu'en donnant une image positive du secteur", conclut Francis Carnoy, le directeur général de la Confédération Construction Wallonne.