Améliorer la performance énergétique des bâtiments existants devrait être du gagnant-gagnant sur le plan du climat (réduction des émissions de GES), du social (diminution de la facture des ménages), de la création d'emplois (travaux à forte intensité de main-d'oeuvre) et du soutien aux PME, a justifié mercredi le commissaire européen en charge du Green Deal, le Néerlandais Frans Timmermans.

"Je pense qu'il s'agit d'un de ces sujets sur lesquels on peut unir tout le monde, car tout le monde y gagne, personne ne perd. C'est aussi l'occasion d'embellir nos villes et nos campagnes", a-t-il commenté.

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen évoque quant à elle un "nouveau Bauhaus européen", qui doit permettre de "développer une esthétique au service de la transformation écologique". De quoi rendre "belle" et plus proche des citoyens la transition verte qui se trouve au centre du Green Deal de la Commission.

Concrètement, l'exécutif européen voudrait que l'on double l'actuel taux de rénovation énergétique du parc immobilier au fil des 10 prochaines années: de 1% de bâtiments rénovés annuellement pour améliorer leur performance énergétique, on passerait à 2% au moins à travers l'UE en 2026-2030.

"Par euro investi, la rénovation des bâtiments est notre plus grand créateur d'emplois, chaque million d'euros investi générant de 12 à 18 emplois locaux. La Commission estime le potentiel de création d'emplois verts supplémentaires dans le secteur de la construction dans l'UE à 160.000 d'ici à 2030", explique l'exécutif.

Les obstacles administratifs et le manque d'investissements sont des freins auxquels les États devront travailler, avec le soutien opérationnel et financier de l'Europe. Cela passera en grande partie par la future "facilité pour la reprise et la résilience", un des piliers du plan de relance post-coronavirus de l'UE. "37% des dépenses de la facilité devront être en lien avec les objectifs climatiques. Si chaque État consacre un tiers de cet argent à la rénovation, ce sont plus de 80 milliards d'euros qui y seront investis ces prochaines années", explique Kadri Simson, commissaire à l'Énergie.

L'an prochain, la Commission proposera une révision de la directive relative à l'efficacité énergétique et de celle sur la performance énergétique des bâtiments. En vertu de ces textes, chaque État doit notamment avoir une "stratégie de rénovation à long terme", associée au Plan national énergie-climat (PNEC).

L'exécutif européen va proposer d'y introduire des normes minimales obligatoires en matière de performance énergétique pour les bâtiments existants, ainsi que de nouvelles règles autour des certificats de performance énergétique.

Améliorer la performance énergétique des bâtiments existants devrait être du gagnant-gagnant sur le plan du climat (réduction des émissions de GES), du social (diminution de la facture des ménages), de la création d'emplois (travaux à forte intensité de main-d'oeuvre) et du soutien aux PME, a justifié mercredi le commissaire européen en charge du Green Deal, le Néerlandais Frans Timmermans. "Je pense qu'il s'agit d'un de ces sujets sur lesquels on peut unir tout le monde, car tout le monde y gagne, personne ne perd. C'est aussi l'occasion d'embellir nos villes et nos campagnes", a-t-il commenté. La présidente de la Commission Ursula von der Leyen évoque quant à elle un "nouveau Bauhaus européen", qui doit permettre de "développer une esthétique au service de la transformation écologique". De quoi rendre "belle" et plus proche des citoyens la transition verte qui se trouve au centre du Green Deal de la Commission. Concrètement, l'exécutif européen voudrait que l'on double l'actuel taux de rénovation énergétique du parc immobilier au fil des 10 prochaines années: de 1% de bâtiments rénovés annuellement pour améliorer leur performance énergétique, on passerait à 2% au moins à travers l'UE en 2026-2030. "Par euro investi, la rénovation des bâtiments est notre plus grand créateur d'emplois, chaque million d'euros investi générant de 12 à 18 emplois locaux. La Commission estime le potentiel de création d'emplois verts supplémentaires dans le secteur de la construction dans l'UE à 160.000 d'ici à 2030", explique l'exécutif. Les obstacles administratifs et le manque d'investissements sont des freins auxquels les États devront travailler, avec le soutien opérationnel et financier de l'Europe. Cela passera en grande partie par la future "facilité pour la reprise et la résilience", un des piliers du plan de relance post-coronavirus de l'UE. "37% des dépenses de la facilité devront être en lien avec les objectifs climatiques. Si chaque État consacre un tiers de cet argent à la rénovation, ce sont plus de 80 milliards d'euros qui y seront investis ces prochaines années", explique Kadri Simson, commissaire à l'Énergie. L'an prochain, la Commission proposera une révision de la directive relative à l'efficacité énergétique et de celle sur la performance énergétique des bâtiments. En vertu de ces textes, chaque État doit notamment avoir une "stratégie de rénovation à long terme", associée au Plan national énergie-climat (PNEC). L'exécutif européen va proposer d'y introduire des normes minimales obligatoires en matière de performance énergétique pour les bâtiments existants, ainsi que de nouvelles règles autour des certificats de performance énergétique.