L'offre au sud du pays est suffisante dans le segment inférieur, où des problèmes de qualité du bâti existant frappent de nombreux foyers. Dans le segment supérieur en revanche, les prix augmentent en raison de la demande pour de meilleurs logements de la part d'acquéreurs disposant de ressources suffisantes, a expliqué au quotidien économique Gaëtan Hannecart, CEO de Matexi, l'un des plus grands constructeurs de logements du pays.

En Wallonie, l'augmentation du prix moyen d'un appartement (+ 25%, de 115.000 à 144.000 euros sur huit ans) reste comparable à celle enregistrée en Flandre. Mais au nord du pays, les montants négociés sont passés de 150.000 à 185.000 euros.

Mais alors que les prix wallons les plus bas ont augmenté de 21% (stagnant toujours autour de 72.500 euros hors frais), sur le segment des 10% des biens les plus chers, la hausse atteint 25% en moyenne, pour franchir la barre des 250.000 euros hors frais.

Même constat du côté des maisons, dont le prix moyen a augmenté de 16% pour atteindre 162.000 euros. La hausse atteint 20% sur le segment le plus cher (327.000 euros) alors qu'elle ne dépasse pas 7% pour les moins chères.

Les prix des maisons varient également fortement selon les régions, à 260.000 euros en moyenne (+37%) à Liège, 380.000 euros à Namur (+20%) et 197.000 euros à Charleroi (+16%). Quant aux appartements, les plus fortes progressions concernent Tournai (+41% à 265.000 euros) et Namur (+32% à 270.000 euros), et les plus faibles Charleroi (+5% à 152.000 euros) et Mons (+4% à 192.000 euros).

À Bruxelles, la hausse des prix des appartements dans le segment inférieur a suivi le rythme de la hausse du prix moyen (+24%), pour se négocier autour de 200.000 euros hors frais. L'appartement de standing a relativement le moins augmenté (+20% à 375.000 euros). Pour les maisons, la hausse dans le segment bon marché (+15%) est moins marquée que sur le haut de gamme (+17% à 800.000 euros hors frais).