Cette évolution constitue un souci permanent pour les communes qui, dans leur politique d'aménagement du territoire, s'efforcent de maintenir un équilibre entre bâti et non bâti et, au sein du premier, un équil...

Cette évolution constitue un souci permanent pour les communes qui, dans leur politique d'aménagement du territoire, s'efforcent de maintenir un équilibre entre bâti et non bâti et, au sein du premier, un équilibre entre les volumes. Mais en matière d'éoliennes, elles n'ont rien à dire. Tout au plus peuvent-elles émettre un avis qui n'est pas contraignant. Bref, elles se sentent aussi ignorées que leurs habitants. Résultat logique : une grogne croissante doublée d'une opposition de principe dès l'annonce d'un projet et d'interminables querelles de procédure qui ne laissent en définitive que des perdants. D'où la suggestion du Parlement flamand de laisser le pouvoir de décision aux premiers concernés, en l'occurrence les communes. Un pouvoir qui marquerait, selon les opposants à ce changement, la fin de l'éolien en Flandre. Pas du tout, ripostent les défenseurs de l'idée, il suffit de voir ce qui se passe au Danemark. Le pouvoir de décision y appartient en effet aux communes et, en 2019, jamais autant d'éoliennes n'ont été construites.