"Nous allons concevoir, construire et exploiter un réseau de chaleur de 40 kilomètres, le premier de Wallonie et plus grand du pays", a-t-il ajouté mercredi en marge du MIPIM, le salon des professionnels de l'immobilier qui a élu domicile cette semaine dans le Palais des Festivals à Cannes.

Le projet développé à Herstal permettra de valoriser une partie de l'énergie produite par l'incinération des déchets à l'usine Intradel-Uvélia en la réinjectant dans le réseau de chaleur qu'elle alimentera à plus de 90%. Application concrète de l'économie circulaire que la Wallonie entend promouvoir, le chauffage urbain d'Herstal apportera notamment des bénéfices en termes d'environnement avec une réduction des émissions de CO2, de durabilité puisque le réseau sera installé pour plus de 50 ans et d'économies, le système fournissant du chauffage à moindre coût aux consommateurs habitant sur son parcours.

La première boucle du réseau qui sera réalisée devrait atteindre l'ancien site des ACEC, une friche industrielle de 264.000 m2 située en bord de Meuse que la ville entend réhabiliter de manière "verte et innovante" par le biais entre autres du projet 'Verdir', développé depuis 2012 par l'ULg et centré sur l'extraction de molécules destinées aux biotechnologies. Autour de cet incubateur d'agriculture urbaine, des logements, des commerces et des bureaux seront construits, tous chauffés grâce au réseau de chaleur qui devrait être mis en service à la fin de l'année 2021, selon ses promoteurs. Le réseau de chaleur de Herstal représente un investissement total de 12,7 millions d'euros. Il bénéficie d'un soutien du fonds européen Feder de 5 millions d'euros et de la Wallonie à hauteur de 6,3 millions d'euros.