Il y a quelques années encore, on pouvait acheter des habitations 10% en dessous de leur valeur. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. Les biens se vendent régulièrement au-dessus de leur prix d'annonce. Dans ce marché surchauffé, l'affaire ne réside plus tant dans la négociation que dans l'acquisition pur et simple du bien, indépendamment du prix.
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Il y a quelques années encore, on pouvait acheter des habitations 10% en dessous de leur valeur. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. Les biens se vendent régulièrement au-dessus de leur prix d'annonce. Dans ce marché surchauffé, l'affaire ne réside plus tant dans la négociation que dans l'acquisition pur et simple du bien, indépendamment du prix. Antérieurement, la publicité des biens passait par les panneaux ou les petites annonces papier. Impossible pour un vendeur de connaître tous les prix de marché à moins de faire appel à un professionnel de l'immobilier. Ainsi, sans l'intervention de ce dernier, certains logements étaient proposés à trop bas prix. Aujourd'hui, il n'en est plus rien. Cette asymétrie d'information a disparu avec internet. En quelques clics, les propriétaires ont connaissance des prix de marché et ce à quoi ils correspondent précisément grâce aux photos. Même les plus âgés sans accès internet ont un membre de leur famille pour leur en faire part. Certes, quand ils convertissent en anciens francs belges, ils ont un choc. Mais leurs proches sont là pour veiller à leurs intérêts. On pourrait penser que des situations d'urgence (telles que divorce, séparation, succession, etc.) diminuent le prix de vente d'une habitation. Il n'en est rien. Auparavant, il fallait effectivement plusieurs mois pour vendre. Ce délai s'est raccourci ensuite en semaines avec le développement de la toile. A l'heure actuelle, on compte en jours le processus de vente dans les localisations recherchées. La formulation contre-intuitive "en immobilier, vendre vite, c'est vendre bien" prend plus que jamais son sens. Non seulement les amateurs ont accès à l'information, mais ils l'ont sur-le-champ: un mail d'alerte pour les prévenir qu'un nouveau bien est arrivé sur le marché. Ils savent que le temps est compté en jours pour le visiter et faire une offre, voire en heures. Inutile de dire que les prix s'envolent... Il serait fou de ne pas proposer son logement à un marché si porteur. Vendre off the market (en dehors du marché), selon le jargon, n'a pas de sens économique. Cela fait perdre une très belle opportunité de voir jusqu'où le prix peut monter. En Belgique, le prix de vente peut dépasser celui d'annonce sous certaines conditions. De même, vendre sur base de listings de clients amateurs est réducteur. La plus grande base de données est internet et les propriétaires bien conseillés le savent. En tant qu'amateurs, il vous reste une solution: scruter le net trois fois par jour pour saisir l'Affaire. Irréaliste! Alors comment faire pour dégoter une occasion? Celle-ci ne se trouvera pas dans l'asymétrie d'information mais dans les problèmes qu'elle représente. Les soucis freinent les acheteurs et c'est là où réside l'opportunité: des biens a priori laids, peu attrayants, mal présentés (ceux que personne ne regarde) ou à rénover (ceux que personne ne souhaite) mais aussi ceux avec des irrégularités urbanistiques (ceux qui font peur) ou ceux "brûlés" au sens figuré (depuis trop longtemps sur le marché). Ces biens ne se vendent pas, ils sont donc à négocier fortement. Vous pouvez espérer 10 à 20% de réduction par rapport à leur valeur réelle. Mais encore faut-il oser. Pour faire dorénavant de bonnes affaires immobilières, il vous faudra une bonne dose de courage ou être extrêmement bien accompagnés.