Quelle est la vitalité commerciale des 10 principales villes belges et comment a évolué leur attractivité commerciale? Antoine Brismé et François Honoré, respectivement project manager et CEO de The Third Territory, ont tenté de répondre à ces questions pour Trends-Tendances en se plongeant dans leurs nombreuses données statistiques. Ils y ont également ajouté l'impact du covid sur les pôles commerciaux des centres urbains, histoire d'être au fait de l'actualité.
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Quelle est la vitalité commerciale des 10 principales villes belges et comment a évolué leur attractivité commerciale? Antoine Brismé et François Honoré, respectivement project manager et CEO de The Third Territory, ont tenté de répondre à ces questions pour Trends-Tendances en se plongeant dans leurs nombreuses données statistiques. Ils y ont également ajouté l'impact du covid sur les pôles commerciaux des centres urbains, histoire d'être au fait de l'actualité.Il en ressort quelques éléments intéressants. Parmi les neuf villes belges analysées, huit enregistrent une baisse du nombre de points de vente et de leur surface commerciale entre 2019 et aujourd'hui. "Une diminution qui semble logique vu les différentes faillites engendrées par les lockdowns de même que par un glissement toujours plus important vers l'e-commerce", estime François Honoré. A l'exception d'une diminution de 86 points de vente à Namur, les baisses restent bien plus modérées que ce que l'on aurait pu craindre. Seule Knokke-Heist s'en sort positivement, avec une augmentation du nombre de points de vente (+ 2%, 28 commerces) et de la surface commerciale (+4%, 4.500 m2). "A l'instar du boom résidentiel enregistré sur la côte belge durant la crise sanitaire, le retail semble avoir suivi la même tendance", fait remarquer François Honoré.Le taux de vacance commerciale a quant à lui augmenté presque partout, davantage encore dans les villes wallonnes. Knokke-Heist et Courtrai sont les deux seules entités à voir ce taux diminuer.Bruxelles-Ville désormais à la peineSi on regarde l'évolution du mix commercial pendant la pandémie, on observe que ce sont surtout les enseignes de mode qui ont disparu du paysage (- 10% à Namur et Bruxelles-Ville), l'e-commerce jouant les vases communicants sur ce segment. La diversification de l'offre commerciale à Knokke-Heist s'est accentuée, avec une nette augmentation du secteur de l'équipement de la maison (+ 8%).Enfin, autre analyse particulièrement relevante: l'attractivité des communes sur le plan commercial. Les auteurs de l'étude ont pris en compte des critères tels que la population, la surface commerciale, la vacance ou encore la mixité commerciale pour établir un classement. A ce petit jeu, en 2019, Knokke-Heist arrivait en tête devant Anvers, Bruxelles-Ville, Bruges, Liège, Gand, Courtrai, Namur et Mons. Un classement qui a quelque peu évolué suite au covid et qui, en prenant désormais en compte l'évolution de la fréquentation de ces derniers mois de même que l'évolution de l'offre commerciale, permet d'en partie redistribuer les cartes. En septembre 2021, si Knokke arrive toujours en tête, Liège grimpe à la seconde position suivie d'Anvers, Mons monte à la quatrième place grâce à l'arrivée de Primark devant Bruges, Namur, Courtrai et Gand. Bruxelles-Ville chute à la dernière place et semble donc avoir été particulièrement impactée par le covid.