Officiellement, ce n'est pas un site de vente aux enchères. Car le propriétaire n'est pas obligé de retenir la meilleure offre financière pour son bien immobilier mais celle qui lui convient le mieux. Un détail qui fait la différence et qui oblige Bidimo, start-up mise en ligne ce 1er juillet, à plutôt se définir comme une plateforme digitale d'appel d'offres immobilières. Mais, dans les faits, cela y ressemble très fort. Car ce nouvel acteur veut clairement jouer sur le même terrain que Biddit, le site de vente publique en ligne à succès lancé par les notaires. Avec une différence notoire: l'un est essentiellement alimenté par des biens de particuliers vendus par les notaires, l'autre s'adresse par contre exclusivement aux biens repris dans les portefeuilles des agents immobiliers. "L'objectif de Bidimo est avant tout d'offrir une solution nouvelle aux agents pour vendre les biens de leurs clients via une plateforme digitale d'appel d'offres tout en répondant aux nouveaux besoins des vendeurs et des acheteurs, lance le CEO Laurent Lejeune, actif auparavant dans le marketing et le digital chez Proximus, Duval Guillaume, Truvo ou encore Dentsu Aegis. Avec l'accélération de la digitalisation dans le monde immobilier, nous avons souhaité proposer un nouveau système simple et efficace aux agents immobiliers. Ils peuvent ainsi proposer à leurs clients d...

Officiellement, ce n'est pas un site de vente aux enchères. Car le propriétaire n'est pas obligé de retenir la meilleure offre financière pour son bien immobilier mais celle qui lui convient le mieux. Un détail qui fait la différence et qui oblige Bidimo, start-up mise en ligne ce 1er juillet, à plutôt se définir comme une plateforme digitale d'appel d'offres immobilières. Mais, dans les faits, cela y ressemble très fort. Car ce nouvel acteur veut clairement jouer sur le même terrain que Biddit, le site de vente publique en ligne à succès lancé par les notaires. Avec une différence notoire: l'un est essentiellement alimenté par des biens de particuliers vendus par les notaires, l'autre s'adresse par contre exclusivement aux biens repris dans les portefeuilles des agents immobiliers. "L'objectif de Bidimo est avant tout d'offrir une solution nouvelle aux agents pour vendre les biens de leurs clients via une plateforme digitale d'appel d'offres tout en répondant aux nouveaux besoins des vendeurs et des acheteurs, lance le CEO Laurent Lejeune, actif auparavant dans le marketing et le digital chez Proximus, Duval Guillaume, Truvo ou encore Dentsu Aegis. Avec l'accélération de la digitalisation dans le monde immobilier, nous avons souhaité proposer un nouveau système simple et efficace aux agents immobiliers. Ils peuvent ainsi proposer à leurs clients de mettre leur annonce sur Bidimo avec un prix de départ ainsi que toutes les conditions associées à la vente. Cela leur offre précision, transparence et flexibilité et tout se passe en ligne." Concrètement, un agent immobilier doit souscrire un abonnement pour pouvoir déposer un bien immobilier sur Bidimo. Il propose au propriétaire d'utiliser ou non cette voie. La vente s'étend pendant un laps de temps déterminé, en deux étapes: une période de 14 à 42 jours consacrée à la visite du bien, suivie d'une période de 3 à 7 jours dédiée à l'appel d'offres. "L'avantage, c'est la totale transparence et la rapidité du processus de vente, précise Laurent Lejeune. Le propriétaire peut suivre en direct toutes les offres sur le site, de même que les éventuelles conditions suspensives ou le montant de l'acompte. Les candidats acquéreurs ont également accès à toutes ces informations et peuvent enchérir en toute connaissance de cause. Notons que l'anonymat est respecté. Une fois l'appel d'offres clôturé, le propriétaire sélectionne la meilleure offre endéans les 48 heures. Ce n'est pas nécessairement le plus offrant qui l'emporte, d'où le fait de ne pas pouvoir mentionner légalement les termes d'appel d'offres. Une offre inférieure sans clause suspensive peut, par exemple, être préférée. On estime en tout cas que ce système propose une grande transparence et met fin à un mécanisme de plus en plus en vigueur actuellement qui est d'utiliser la mention 'faire offre à partir de'." Un constat partagé par Caroline Lejeune, présidente de Federia, la Fédération des agents immobiliers francophones de Belgique: "Le principe du 'faire offre à partir de' s'est répandu ces dernières années laissant parfois un goût amer aux potentiels acquéreurs de voir un bien leur échapper. C'est en cela qu'un encadrement était plus que souhaitable, assurant une transparence pour le consommateur. Nous pensons que la plateforme Bidimo, nouvel outil performant pour le secteur immobilier, y répond. Nous pensons que tant les agents immobiliers que leurs clients y trouveront de réels avantages." Bidimo a été mis sur pied par un quintet d'investisseurs qui a rassemblé 1,5 million d'euros autour de ce projet. On y retrouve des têtes connues tels que Philippe de Moerloose (SDA), Gatien Laloux (XL Group), Thierry Seynave (Seynave Financial Advisory), Grégory Maquet (Storm Capital Investment, ex-Century 21) ou encore Roger Lemaire (Interimmeuble). Federia s'est ajoutée il y a peu au banc des actionnaires. Après 18 mois de réflexion sur le projet, ils ont nommé un CEO en février dernier pour booster le développement de la plateforme. Une équipe de 11 personnes basée à Waterloo est désormais en place. "Nous avons vraiment l'impression de proposer un produit novateur qui n'existe pas sur le marché, explique Laurent Lejeune. Les agents sont très enthousiastes, nous avons d'ailleurs déjà signé une quarantaine de licences. Et nous sommes actuellement en contact avec les grands réseaux immobiliers. C'est en tout cas tout bénéfice pour les agents. Le mandat de vente est exclusif, ils ne doivent donc pas partager leur commission de 3%. Notre rémunération est minime par rapport aux gains potentiels d'un agent." La rémunération de Bidimo est en fait double. Via un système de licence au choix: start (maximum 4 biens déposés par an, 50 euros/mois HTVA), silver (15 biens, 150 euros/mois), gold (illimité, 400 euros/mois). Et via un success fee de 0,25%, 0,2% ou 0,17% (en fonction de la formule choisie) sur le prix de vente final du bien. "L'objectif est d'atteindre les 1.000 licences d'ici 2023, conclut l'administrateur délégué de Bidimo. Qu'elles soient souscrites par un agent ou par une agence. Si on y parvient, cela signifierait que nous posséderons environ 12% de parts de marché."