Les chiffres d'Eurostat sont implacables. Inexorablement, la population du littoral vieillit. S'il n'y avait Evrytania, un arrondissement perdu dans les montagnes de la Grèce centrale, celui de Furnes pourrait s'enorgueillir d'être le plus âgé d'Europe. Son territoire compte en effet 64% de plus de 65 ans.
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Les chiffres d'Eurostat sont implacables. Inexorablement, la population du littoral vieillit. S'il n'y avait Evrytania, un arrondissement perdu dans les montagnes de la Grèce centrale, celui de Furnes pourrait s'enorgueillir d'être le plus âgé d'Europe. Son territoire compte en effet 64% de plus de 65 ans. Voilà pourquoi la commune de Nieuport offre 10.000 euros et un précompte immobilier réduit de moitié à tout acquéreur d'un bien. Les primes sont ouvertes à tous, pourvu qu'ils aient moins de 35 ans. De la discrimination? "Dans de nombreuses circonstances les plus de 65 ans bénéficient de réductions", riposte Geert Vanden Broucke, bourgmestre CD&V de la ville. Un règlement détaillé doit encore être débattu en conseil communal mais la principale contrepartie exigée sera une présence réelle dans le logement durant 10 ans au moins. Pareil incitant parviendra-t-il à infléchir le marché local où plus de 80% des transactions portent sur des secondes résidences? Le bourgmestre y croit. A Blankenberge, une initiative analogue menée avec des avantages financiers nettement moindres - 4.000 et 2.000 euros selon la localisation des logements - a apporté "des résultats appréciables", d'après le bourgmestre Open Vld de la localité, des résultats qu'il ne peut toutefois quantifier... En la matière, chacun applique finalement sa propre recette. Furnes achète des lotissements dont elle revend les parcelles en dessous du prix du marché. Le Coq exige des acquéreurs un lien avec la région. Etc. "Chaque maison détruite est immédiatement remplacée par un immeuble à étages", déplore Wilfried Vandaele, bourgmestre N-VA du Coq. Mais tout focaliser sur le seul immobilier, est-ce réellement la bonne voie? Responsable d'Immo Maritiem à Nieuport, Chantal Ameloot n'en est pas convaincue. "Il n'y a pas de travail dans la région et les possibilités de sortie sont limitées", observe-t-elle.