Créé en Finlande en 2018, "Elements of AI" est une série de cours en ligne gratuits sur l'intelligence artificielle (IA). Ouverte à tous à partir de 15 ans, elle ne nécessite aucun prérequis, a précisé Nathanaël Ackerman, responsable de l'initiative AI4Belgium du SPF Stratégie et Appui (BOSA), lors de la présentation en ligne du projet, soutenu par les autorités fédérale et régionales.

Concrètement, à travers six chapitres où se mêlent questions ouvertes et à choix multiples, les étudiants obtiennent un aperçu des implications les plus importantes de l'IA, se familiarisent avec les méthodes qui rendent cette technologie possible et y réfléchissent de manière critique. Après 25 heures de formation en moyenne, les élèves recevront un certificat de l'UCLouvain, pour les francophones, ou de la KU Leuven, pour les néerlandophones, attestant que le cours a été suivi avec succès.

"Que ce soit la médecine, les transports ou la production industrielle, toute notre vie quotidienne est concernée (par l'intelligence artificielle) et elle le sera chaque jour davantage", expose Vincent Blondel, recteur de l'UCLouvain. "Pour que chaque citoyen puisse en appréhender les bénéfices et les limites, il faut qu'il en maîtrise les fondements et les enjeux."

L'IA, c'est notamment ce qui nous guide dans la circulation, nous propose des morceaux de musique ou des séries que nous pourrions apprécier. Dans le domaine de la santé, "elle permet de détecter plus facilement une tumeur, voire d'en prédire l'apparition", illustre Philippe De Backer, ministre fédéral de l'Agenda numérique.

"L'intelligence artificielle est notre avenir (...), un enjeu sociétal, éthique et économique majeur", souligne Willy Borsus, ministre wallon en charge de l'Économie et du Numérique. Le cours veut dès lors créer une large connaissance de l'IA au sein la société et une responsabilisation qui va de pair avec cet outil, tout comme éviter que les citoyens ne se sentent menacés par la technologie.

En effet, "pour 60% des emplois manuels comme intellectuels, au moins un tiers des tâches pourraient être automatisées à l'horizon 2030", pointe Philippe De Backer, citant une étude de McKinsey.

Pas de panique, cependant. Selon un rapport d'Agoria, la fédération de l'industrie technologique, "d'ici 10 ans, 235.000 emplois seront supprimés mais 864.000 postes seront créés", rassure Bernard Clerfayt, ministre bruxellois de la Transition numérique. "L'intelligence artificielle élimine généralement les tâches les plus répétitives, les moins créatives. La quantité, mais aussi la qualité du travail, vont donc s'en trouver améliorées."

"C'est la formation qui sera la clé des emplois de demain", conclut le Bruxellois.

Le projet est soutenu par l'Union européenne et était déjà disponible en Suède, Estonie, Allemagne, Norvège et Lettonie. À terme, il sera lancé dans chaque pays d'Europe dans toutes les langues locales. Malgré son intitulé en anglais, le cours sera donc bien disponible en néerlandais et en français pour la Belgique. Une version allemande est également en ligne pour les germanophones.

Quelque 500.000 étudiants s'y sont déjà inscrits en Europe. L'objectif est à présent de convaincre 100.000 Belges, soit 1% de la population, de suivre le cours, d'abord les citoyens, ensuite les travailleurs des services publics et des secteurs privés.

Créé en Finlande en 2018, "Elements of AI" est une série de cours en ligne gratuits sur l'intelligence artificielle (IA). Ouverte à tous à partir de 15 ans, elle ne nécessite aucun prérequis, a précisé Nathanaël Ackerman, responsable de l'initiative AI4Belgium du SPF Stratégie et Appui (BOSA), lors de la présentation en ligne du projet, soutenu par les autorités fédérale et régionales. Concrètement, à travers six chapitres où se mêlent questions ouvertes et à choix multiples, les étudiants obtiennent un aperçu des implications les plus importantes de l'IA, se familiarisent avec les méthodes qui rendent cette technologie possible et y réfléchissent de manière critique. Après 25 heures de formation en moyenne, les élèves recevront un certificat de l'UCLouvain, pour les francophones, ou de la KU Leuven, pour les néerlandophones, attestant que le cours a été suivi avec succès. "Que ce soit la médecine, les transports ou la production industrielle, toute notre vie quotidienne est concernée (par l'intelligence artificielle) et elle le sera chaque jour davantage", expose Vincent Blondel, recteur de l'UCLouvain. "Pour que chaque citoyen puisse en appréhender les bénéfices et les limites, il faut qu'il en maîtrise les fondements et les enjeux." L'IA, c'est notamment ce qui nous guide dans la circulation, nous propose des morceaux de musique ou des séries que nous pourrions apprécier. Dans le domaine de la santé, "elle permet de détecter plus facilement une tumeur, voire d'en prédire l'apparition", illustre Philippe De Backer, ministre fédéral de l'Agenda numérique. "L'intelligence artificielle est notre avenir (...), un enjeu sociétal, éthique et économique majeur", souligne Willy Borsus, ministre wallon en charge de l'Économie et du Numérique. Le cours veut dès lors créer une large connaissance de l'IA au sein la société et une responsabilisation qui va de pair avec cet outil, tout comme éviter que les citoyens ne se sentent menacés par la technologie. En effet, "pour 60% des emplois manuels comme intellectuels, au moins un tiers des tâches pourraient être automatisées à l'horizon 2030", pointe Philippe De Backer, citant une étude de McKinsey. Pas de panique, cependant. Selon un rapport d'Agoria, la fédération de l'industrie technologique, "d'ici 10 ans, 235.000 emplois seront supprimés mais 864.000 postes seront créés", rassure Bernard Clerfayt, ministre bruxellois de la Transition numérique. "L'intelligence artificielle élimine généralement les tâches les plus répétitives, les moins créatives. La quantité, mais aussi la qualité du travail, vont donc s'en trouver améliorées." "C'est la formation qui sera la clé des emplois de demain", conclut le Bruxellois. Le projet est soutenu par l'Union européenne et était déjà disponible en Suède, Estonie, Allemagne, Norvège et Lettonie. À terme, il sera lancé dans chaque pays d'Europe dans toutes les langues locales. Malgré son intitulé en anglais, le cours sera donc bien disponible en néerlandais et en français pour la Belgique. Une version allemande est également en ligne pour les germanophones. Quelque 500.000 étudiants s'y sont déjà inscrits en Europe. L'objectif est à présent de convaincre 100.000 Belges, soit 1% de la population, de suivre le cours, d'abord les citoyens, ensuite les travailleurs des services publics et des secteurs privés.