Comme la vente aux enchères des licences 5G est pour l'instant impossible - l'obstacle tient malheureusement dans la répartition des revenus de ces licences - le régulateur IBPT veut initier le déploiement de la 5G avec des licences provisoires. Dans tous les cas, le monde des entreprises n'attend pas le politique : l'aéroport de Zaventem, l'autorité portuaire d'Anvers et Atlas Copco, entre autres, ont déployé leur propre réseau 5G parce que tous se rendent compte que la 5G est le chaînon manquant de la révolution industrielle et est par ailleurs essentielle dans le cadre des "nouvelles méthodes intelligentes de travail".

Jamais il n'a été autant question de télétravail dans les médias que depuis le déclenchement récent de la pandémie. Mais, même avant que le travail connecté ne devienne le centre d'attention, nombreuses étaient déjà les personnes - plus de deux tiers de la population mondiale - qui travaillaient au moins une fois par semaine à distance. La jeune génération de personnes actives, elle aussi, part du principe que leur carrière prend pour cadre un environnement de travail mobile. Si l'on y réfléchit bien, le travail flexible procure de nombreux avantages aux entreprises : outre la réduction des coûts totaux (pensez simplement à la superficie de bureau), il augmente par ailleurs la motivation des collaborateurs et leur offre la possibilité d'organiser eux-mêmes leur temps et leur manière de travailler. Ils deviennent ainsi en quelque sorte davantage responsables de leur équilibre travail-vie privée.

La 5G au coeur des enjeux

Pour y parvenir, nous avons besoin de la technologie. La 5G, les applis pour collaborer ou se réunir en ligne proposent des manières plus efficaces de travailler collectivement. Elles s'adaptent à ce que les utilisateurs - mais également les entreprises - désirent, permettant ainsi à la collaboration à distance avec un collègue ou à la participation à une discussion avec plusieurs personnes opérant partout dans le monde de devenir la nouvelle norme.

La disponibilité d'une connectivité haut débit, un accès aisé aux serveurs de courriel et aux logiciels de collaboration sont des éléments importants pour garantir l'efficacité de ces méthodes de travail connecté ainsi que pour améliorer l'Employee Expérience. La 5G jouera un rôle de plus en plus central dans le développement du travail flexible. En effet, il n'y aura plus de différence entre le travail dans l'enceinte de la société et le travail sur site.

Faut-il dès lors foncer tête baissée dans la 5G ? Non. Selon nous, le changement viendra de la manière dont vous tentez d'optimiser les nouveaux potentiels de la 5G. Plus spécifiquement, l'un des paramètres réside par exemple dans la possibilité de segmenter la bande passante 5G. Cela permet de réserver des portions spécifiques du réseau à des applications professionnelles ou à des utilisateurs spécifiques, de telle sorte à donner naissance à une expérience end-to-end via l'orchestration du cloud.

La nouveauté la plus intéressante, toutefois, sera de proposer un modèle dit d'informatique périmétrique ("edge computing") - ce que certaines entreprises envisagent d'ores et déjà - afin d'implémenter en temps réel, via le réseau 5G, les applications fortement consommatrices de données au plus proche de l'utilisateur final, afin de minimiser les éventuelles latences. Ce sera principalement important dans le contexte des systèmes de surveillance basés sur l'IA déployés dans les usines et dans les voitures. Pour de tels usages, le besoin sera grand de déplacer le prétraitement des données vers les environnements périmétriques afin de mieux contrôler les flux de données vers les salles serveur et le cloud.

Par Arnaud Bacros, General Manager chez Dell Technologies Belux

Comme la vente aux enchères des licences 5G est pour l'instant impossible - l'obstacle tient malheureusement dans la répartition des revenus de ces licences - le régulateur IBPT veut initier le déploiement de la 5G avec des licences provisoires. Dans tous les cas, le monde des entreprises n'attend pas le politique : l'aéroport de Zaventem, l'autorité portuaire d'Anvers et Atlas Copco, entre autres, ont déployé leur propre réseau 5G parce que tous se rendent compte que la 5G est le chaînon manquant de la révolution industrielle et est par ailleurs essentielle dans le cadre des "nouvelles méthodes intelligentes de travail".Jamais il n'a été autant question de télétravail dans les médias que depuis le déclenchement récent de la pandémie. Mais, même avant que le travail connecté ne devienne le centre d'attention, nombreuses étaient déjà les personnes - plus de deux tiers de la population mondiale - qui travaillaient au moins une fois par semaine à distance. La jeune génération de personnes actives, elle aussi, part du principe que leur carrière prend pour cadre un environnement de travail mobile. Si l'on y réfléchit bien, le travail flexible procure de nombreux avantages aux entreprises : outre la réduction des coûts totaux (pensez simplement à la superficie de bureau), il augmente par ailleurs la motivation des collaborateurs et leur offre la possibilité d'organiser eux-mêmes leur temps et leur manière de travailler. Ils deviennent ainsi en quelque sorte davantage responsables de leur équilibre travail-vie privée.La 5G au coeur des enjeuxPour y parvenir, nous avons besoin de la technologie. La 5G, les applis pour collaborer ou se réunir en ligne proposent des manières plus efficaces de travailler collectivement. Elles s'adaptent à ce que les utilisateurs - mais également les entreprises - désirent, permettant ainsi à la collaboration à distance avec un collègue ou à la participation à une discussion avec plusieurs personnes opérant partout dans le monde de devenir la nouvelle norme.La disponibilité d'une connectivité haut débit, un accès aisé aux serveurs de courriel et aux logiciels de collaboration sont des éléments importants pour garantir l'efficacité de ces méthodes de travail connecté ainsi que pour améliorer l'Employee Expérience. La 5G jouera un rôle de plus en plus central dans le développement du travail flexible. En effet, il n'y aura plus de différence entre le travail dans l'enceinte de la société et le travail sur site.Faut-il dès lors foncer tête baissée dans la 5G ? Non. Selon nous, le changement viendra de la manière dont vous tentez d'optimiser les nouveaux potentiels de la 5G. Plus spécifiquement, l'un des paramètres réside par exemple dans la possibilité de segmenter la bande passante 5G. Cela permet de réserver des portions spécifiques du réseau à des applications professionnelles ou à des utilisateurs spécifiques, de telle sorte à donner naissance à une expérience end-to-end via l'orchestration du cloud.La nouveauté la plus intéressante, toutefois, sera de proposer un modèle dit d'informatique périmétrique ("edge computing") - ce que certaines entreprises envisagent d'ores et déjà - afin d'implémenter en temps réel, via le réseau 5G, les applications fortement consommatrices de données au plus proche de l'utilisateur final, afin de minimiser les éventuelles latences. Ce sera principalement important dans le contexte des systèmes de surveillance basés sur l'IA déployés dans les usines et dans les voitures. Pour de tels usages, le besoin sera grand de déplacer le prétraitement des données vers les environnements périmétriques afin de mieux contrôler les flux de données vers les salles serveur et le cloud.Par Arnaud Bacros, General Manager chez Dell Technologies Belux