Après Huawei, c'est au tour de ByteDance, la maison mère de TikTok, et de Tencent, propriétaire de WeChat, de subir les assauts de Donald Trump. Les considérant comme une menace pour la sécurité nationale, le président américain veut les bannir du territoire des Etats-Unis.
...

Après Huawei, c'est au tour de ByteDance, la maison mère de TikTok, et de Tencent, propriétaire de WeChat, de subir les assauts de Donald Trump. Les considérant comme une menace pour la sécurité nationale, le président américain veut les bannir du territoire des Etats-Unis. Pour TikTok, appli de partage de vidéos courtes, les experts en sécurité ne comprennent pas trop les raisons de l'ire présidentielle. Pour WeChat, la messagerie chinoise, les choses sont moins évidentes. En attendant, Trump a signé un décret exécutif interdisant dans 45 jours toute transaction de personnes sous juridiction américaine avec ByteDance et WeChat (mais pas avec les autres entreprises de Tencent qui est surtout un géant du jeu vidéo). A partir du 20 septembre, si rien ne bouge d'ici là, les deux applications seront donc interdites aux USA et devront être retirées des smartphones et des plateformes comme Google Play ou Apple Store. Il s'agit clairement d'une nouvelle attaque frontale contre la Chine. Si TikTok est anecdotique pour le régime, WeChat, par contre, permet à la diaspora de rester en contact... Cette interdiction intervient alors que Microsoft est en pourparlers avec TikTok qui dispose, depuis mai, d'un CEO américain : Kevin Mayer, l'ancien patron de Disney+. Initialement uniquement intéressé par les activités américaines, le géant de Redmond serait aujourd'hui disposé à racheter toutes les activités de TikTok présente dans 150 pays. Rappelons qu'en Chine, cette appli n'existe pas : ByteDance possède un service similaire mais séparé, appelé Douyin. Ce lundi, Twitter, qui n'est pas présent en Chine, s'est lui aussi porté candidat à une part des activités de TikTok. Donald Trump a marqué son accord pour un tel rachat par une compagnie américaine mais à une condition : que le Trésor empoche une part du gâteau. Pas sûr que tout cela résiste à une plainte au tribunal...