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Tesla avait compris que pour convaincre les automobilistes de passer à l'électrique, le constructeur devait développer lui-même un réseau de bornes rapides - les "superchargeurs" - réservées à ses clients. Pour rassurer ces derniers, sinon ils n'achetaient pas... Le constructeur en compte aujourd'hui plus de 6.000 en Europe, réparties sur 600 sites. Ces superchargeurs Tesla ont pris de l'avance par rapport aux autres réseaux à charge rapide tels Ionity ou Fastned, plus petits. De plus, Elon Musk a annoncé, lors de la publication des derniers résultats semestriels de Tesla il y a un mois, l'ouverture de son réseau de charge à toutes les marques de voitures. Ce serait un bond formidable pour les automobilistes et, au passage, une autre manière de rentabiliser les investissements consentis par l'entreprise dans ses bornes. Sur le trajet Bruxelles-Paris, par exemple, c'est Tesla qui a aujourd'hui l'offre la plus consistante de recharge. Les bornes rapides alimentent les voitures avec du courant continu à une vitesse minimale de 50 kW. Les bornes Tesla, elles, fournissent 150 et 250 kW, et Ionity va jusqu'à 350 kW. Ces installations sont plus coûteuses que les bornes à courant alternatif (CA) à 22 kW que l'on retrouve dans les rues, qui sont plus lentes: 70 km d'autonomie par heure de charge, contre 240 à 600 km sur des bornes rapides. Il existe quatre grandes familles de réseaux de bornes rapides ou ultra-rapides: