Le plus grand problème, selon lui, est qu'une telle interdiction impliquerait "un remplacement massif" de la technologie d'Huawei dans l'infrastructure réseau actuelle, avec des conséquences "très perturbatrices" pour le consommateur. Outre l'entreprise chinoise, il n'y a que deux autres fournisseurs principaux d'équipements de réseau, souligne ainsi Nick Read: le suédois Ericsson et le finlandais Nokia. Si l'un d'eux tombe, cela nuira à l'innovation et à la sécurité d'approvisionnement du secteur, a-t-il prévenu.

Depuis plusieurs mois, Huawei est sous pression dans le monde occidental. Les Etats-Unis accusent notamment le groupe d'avoir ouvert son infrastructure au gouvernement chinois à des fins d'espionnage. En Belgique, le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) mène une analyse sur cette question car l'entreprise équipe notamment les réseaux de Proximus et Orange. Huawei a toujours nié les allégations de ce type à son encontre.

Le patron de Vodafone affirme n'avoir vu encore aucune preuve des accusations américaines. Il appelle les États-Unis à transmettre dans les plus brefs délais tout élément de preuve éventuel aux autorités européennes.